Le meilleur de Cure en trois heures

COLJON,THIERRY

Samedi 15 mars 2008

Musique Cure, vendredi, au Sportpaleis d’Anvers

Dans un Sportpaleis anversois complet, vendredi soir, Robert Smith a retrouvé l’essence même de The Cure.

Ce n’est pas la première fois que Robert Smith décide de partir en tournée avant même de terminer le nouvel album. Le successeur de The Cure, de 2004, est une nouvelle fois reporté de quelques semaines mais pas ces concerts qui permettent au groupe de se retrouver et à mister Bob de se rassurer sur la bonne voie à prendre pour retrouver l’essence même de The Cure.

C’est ce qu’il fit en tout cas magistralement, vendredi soir, dans un Sportpaleis anversois complet. Les quelques nouveaux titres distillés dans une set liste faisant la part belle aux « tubes » sont plutôt rassurants : il n’y aura pas vraiment de rupture en 2008. Même si le concert a duré une demi-heure de moins qu’à Paris-Bercy, on peut dire que Robert s’est montré très généreux. Depuis la Trilogy de 2002, c’est devenu une habitude. Ici, c’est carrément son « greatest hits » que balance le maître gothique, ouvrant par le merveilleux « Plainsong » tiré d’un Disintegration qui sera souvent visité, pour conclure par trois séries de rappel incluant aussi bien « The forest », « Boys don’t cry », « Close to me » que « Why can’t I be you ? ».

Tout l’intérêt de cette visite historique de type touristique est le traitement que le dorénavant quatuor (finis les claviers, Roger O’Donnell n’a pas été remplacé) insuffle à son répertoire. L’absence des synthés finement pris en charge par Robert et son guitariste préféré, son vieux pote des débuts, Porl Thompson, qui n’a rien perdu de sa patte, rend les titres plus percutants que jamais. La basse solide de Simon Gallup et la frappe précise de Jason Cooper servent de colonne vertébrale à l’ensemble qui ne souffre d’aucun embonpoint (contrairement à la taille de mister Smith, diront les médisants). Le light-show est comme d’habitude imposant mais on ne peut pas ne pas relever l’excellente ambiance régnant dans la salle, avec un public très réactif. Tous les publics – jeunes comme anciens – de Cure étaient à la fête. Rien que l’enchaînement « Pictures of you » et « Lullaby » avait de quoi rendre fous les plus sceptiques. Un Cure comme ça, on en redemande…

Pas de résultats.