Un logiciel pour aider les dyslexiques
LHUILLIER,VANESSA
Mardi 8 avril 2008
Neurologie Grâce à la synthèse vocale
Ce programme a été imaginé aux Etats-Unis en 1996 par Ray Kurzweil. Mais c’est seulement en 2003 qu’il est arrivé en Flandre puis, en 2005, jusqu’aux francophones. A l’aide d’un scanner, la personne numérise un texte puis le logiciel le lui lit. En même temps, comme on peut le voir sur notre illustration, la phrase est surlignée en jaune et le mot prononcé en vert.
De cette manière, l’utilisateur voit exactement où il est en dans le texte. Il comprend ainsi à la même vitesse que les autres. « Une personne dyslexique n’est pas moins intelligente qu’une autre, au contraire, explique Nathalie Vergeynst, coordinatrice du projet et maman d’enfants dyslexiques. Souvent, elle a même développé une mémoire beaucoup plus importante mais à un moment, elle ne peut plus suivre au même rythme que les autres élèves. »
Le Kurzweil 3000 s’adapte à tous les âges. La vitesse de lecture peut être modifiée et il propose également un correcteur d’orthographe. Quand l’enfant tape du texte, la machine le lui lit en phonétique. Il peut ainsi s’apercevoir de ses erreurs et corriger jusqu’à ce qu’il obtienne le bon son. S’il existe des homophones (deux mots différents possédant la même prononciation), il peut rentrer ses propres définitions avec des exemples pour savoir lequel choisir.
Le logiciel est agréé par la Communauté française depuis juin 2007. Il est donc disponible pour les écoles de l’enseignement normal et spécialisé. Actuellement, plusieurs projets-pilotes existent dans les classes. Un autre est prévu avec l’Université de Liège. Le Selor vient également de l’intégrer pour ses concours, ce qui permettra aux dyslexiques de les passer.
En Belgique francophone, un peu plus de mille licences ont déjà été vendues. Le programme coûte 460 euros sans la numérisation mais aucune aide financière n’est délivrée, la dyslexie n’étant pas reconnue comme un handicap.

