Un parcours d’artiste, revisité par les amis…
JOASSIN,ANDRE
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Mercredi 9 avril 2008
Musique Hommage à Radoni, à la Jazz station
Les Lundis d’Hortense, dont il assura deux mandats de Président, organisent, ce jeudi 10 avril, une soirée d’hommage où nombre de chevronnés revisiteront les formules et les compositions qui ont jalonné son parcours.
En ouverture Bruno Castellucci et Jean-Louis Rassinfosse feront revivre (avec Paolo Loveri) le trio des albums Stori vere et A day or two. « Ce sera un moment particulier confie le contrebassiste. Paolo a été l’un des premiers musiciens avec qui j’ai joué en 1974-75. Nous avons été ensemble vers des choses plus modernes en sortant du dixieland. Nous avons été jouer en Suisse, notamment avec Christine Schaller (qui participe aussi à la soirée). Serge Lazarévitch et lui ont été les pédagogues essentiels, qui ont enseigné à tous les guitaristes belges qui ont suivi. Il avait aussi de belles idées humaines. C’était un démocrate qui prenait le temps d’analyser un peu la vie pour ne pas seulement la subir. Cet esprit qui manque un peu à notre époque ».
La soirée verra se succéder ensuite, Pirly Zurstrassen, Chrystel Wauthier qui chantera « Let me hear a simple song », composée à son intention par Paolo, l’octet de guitares pour lequel il signa plusieurs orchestrations, son ex-élève Peter Hertmans, Charles Loos… avec selon les modules, Bruno Castellucci, Michel Herr, Ron Van Rossum, Jan de Haas, Ben Sluijs et beaucoup d’autres.
Frank Wuyts qui a créé un blog (1) à la mémoire du six cordiste improvisera, lui, avec Denis Van Heck sur le texte « Paolo’s blues » de Daniel De Bruycker : « Avec Paolo on se connaissait depuis 35 ans. L’humour était un trait de son caractère. Ensemble nous avions fondé les “ Nuls brothers combo orchestral ensemble quartet + guests”, sorte de groupe de bal, un peu folk, un peu jazz et plutôt comique… Une des dernières fois où l’on s’est vu, j’étais en train de jouer “ Luiza” (de Tom Jobim, l’un des morceaux préférés du passionné de musique brésilienne qu’était Radoni) et j’ai entendu une voix qui accompagnait la mélodie. J’ai levé la tête et c’était Paolo qui fredonnait dans l’assistance. Nous avons joué tout le morceau comme ça ».
Le bluesman Marc Lelangue a également joué avec le guitariste. « Il a été le premier à m’inviter à monter sur scène au Travers… Son départ c’est la fin d’une conversation de 25 ans. On parlait de tout avec lui : musique, peinture, littérature, foot ou cuisine. C’était une sorte d’ “honnête homme” au sens où on l’entendait au XVIIe siècle… ».
