Fourniret : « Que la justice les punisse »

n.c.

Mercredi 9 avril 2008

Le père de Jeanne-Marie Desramault, une victime présumée de Michel Fourniret et de Monique Olivier, a demandé ce mercredi à la cour d’assises de Charleville-Mézières que justice soit faite.

"Que la justice les punisse", a déclaré d'une voix faible Henri Desramault, veuf de 87 ans, en faisant référence aux époux Fourniret.

Dans ce dossier, le tueur en série français présumé Michel Fourniret est accusé d'enlèvement et de meurtre précédé d'une tentative de viol. Monique Olivier est accusée d'être co-auteur du meurtre et de complicité d'enlèvement et de tentative de viol. Ils ont tous les deux reconnu les faits en début d'audience.

Le vieil homme, cheminot à la retraite, amaigri et diminué, s'est exprimé péniblement quelques minutes à la barre sur son fauteuil roulant avant de fondre en larmes. "Il n'a plus le goût de vivre. Il ne mange plus depuis le début du procès. Il est bourré de médicaments. (...) Je crains qu'il n'ait pas le courage de vivre après", a déclaré devant la cour Jenny Broukaert, une cousine belge de Jeanne-Marie Desramault. La parente de la victime a expliqué à la cour les démarches de recherche entreprises à la suite de la disparition de la jeune étudiante de 22 ans le 18 mars 1989 à Charleville-Mézières. Informée par les médias de l'arrestation de Michel Fourniret, c'est elle qui avait attiré l'attention des enquêteurs belges sur la disparition de sa cousine.

Le corps de Jeanne-Marie Desramault a été découvert sur les indications de Michel Fourniret le 3 juillet 2004 dans le parc du château du Sautou, l'ancienne propriété du couple, dans la même région.

(D’après Belga)

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