Campagne cherche médecins
BURGRAFF,ERIC
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Samedi 12 avril 2008
Soins de santé Tilmans et Clarinval au chevet des médecins ruraux
Le premier a pris sa calculette. « Il manque des généralistes dans 37 des 44 communes du Luxembourg et dans la moitié des communes de l’arrondissement de Dinant ! », a indiqué David Clarinval (MR) à la ministre Onkelinx (PS). « Cette insuffisance de praticiens dans les communes rurales s’explique, sans nul doute, par l’éloignement des structures médicales (hôpitaux…) mais également par le manque de facilités économiques, sociales ou culturelles. Les distances engendrent aussi des contraintes énormes : gardes innombrables, rythme effréné, etc. De plus, cette pénurie de praticiens vient pénaliser une population déjà fragilisée de par son éloignement des structures de soins de santé. »
Avant d’interpeller au Sénat, Dominique Tilmans a pris le pouls du terrain, réunissant 25 généralistes concernés. « Les conditions de travail en milieu rural sont telles que les jeunes ne sont plus prêts à sacrifier leur vie privée pour ce métier. Un généraliste sur deux a plus de 50 ans, un sur trois est une femme, la fréquence des gardes devient insupportable. » Tant et si bien qu’une partie des praticiens pensent à supprimer les gardes de nuit et de week-end.
Des solutions ? David Clarinval plaide pour l’octroi de nouveaux avantages aux médecins qui opteraient pour les régions rurales (NDLR : en plus des primes à l’installation, le Conseil des ministres a adopté, hier vendredi, le principe d’un soutien financier aux pratiques de groupe, dont les gardes). Sa collègue Tilmans envisage l’extension des primes à l’installation, l’exonération partielle des revenus, un guichet unique d’information, la mise à disposition d’un logement et d’un cabinet dans les zones excentrées, etc. « La situation est dramatique aujourd’hui, dans moins de 10 ans, elle sera carrément critique ! »
