Un centre Microsoft à Mons début 2009

n.c.

Jeudi 24 avril 2008

Un partenariat a été conclu avec Microsoft. Le centre ouvrira en janvier 2009 au parc technologique montois Initialix. Microsoft a aussi noué un partenariat avec la SNCB.

Le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, le patron de la société Microsoft, Steve Ballmer et le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, ont annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse la conclusion d’un accord de partenariat qui débouchera sur l’ouverture, en janvier 2009, d’un Microsoft innovation Centre (MIC) à Mons. Cet investissement devrait permettre la création de nouvelles entreprises spécialisées et de nouveaux emplois.

« Ce partenariat public-privé est une relation win-win entre Mons et la Région wallonne d’une part et Microsoft d’autre part », a souligné Elio Di Rupo. « Cela démontre la volonté de la Région wallonne de s’inscrire dans les nouvelles technologies », s’est pour sa part réjoui le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. « Après Google, c’est Microsoft qui vient dans le Hainaut. Ce partenariat avec Microsoft est très important car il prouve que la Région wallonne peut s’enorgueillir de son attractivité. C’est une nouvelle étape très importante pour le plan Marshall. » De son côté, Steve Ballmer a souligné l’importance, à l’heure actuelle, du secteur de l’information et de la communication (ICT ou TIC) comme vecteur de développement économique.

Situé dans le parc technologique montois Initialis, ce centre d’innovation comprendra notamment un incubateur d’entreprises qui ambitionne de créer entre 5 et 10 nouvelles « start-up » par an ainsi que 250 nouveaux emplois directs et indirects au total. L’espoir est d’obtenir un jour une start-up capable de générer de nombreux emplois et de rivaliser avec les plus grandes entreprises, a encore glissé le patron de Microsoft.

D’une superficie initiale de 550 mètres carrés, le Microsoft innovation Centre sera installé dans le même bâtiment que le centre montois Virtualis dédié aux supports numériques. Le MIC fera également office de « business accelerator » ayant pour vocation de rassembler en un même lieu un ensemble de compétences et de connaissances dans les technologies de l’information et de la communication et dont le dessein ultime est, selon le ministre Marcourt, de « faire émerger la culture de l’ICT dans toute la Wallonie ». Le Microsoft innovation Centre combinera donc à la fois les dimensions de formation, de recherche et développement et de support aux entreprises. Concernant ce dernier aspect, l’entreprise Hewlett-Packard Belgium a déjà accepté de devenir partenaire technologique du centre d’innovation.

Pour la ville de Mons, la venue de Microsoft, après celle de Google à Ghlin-Baudour, est une étape importante sur la voie du renouveau. « Nous faisons face à un challenge important : passer en dix ans de l’industrie lourde à une économie de la connaissance. Le projet MIC s’inscrit parfaitement dans le cadre du concept ’Digital Innovation Valley’, lui-même associé à la candidature de Mons comme ville culturelle européenne en 2015 », a enfin expliqué Elio Di Rupo.

Dans un premier temps, le MIC centrera son attention sur le développement d’applications liées au domaine des soins de santé ('e-health'). Le centre représente un investissement tant pour la Région wallonne, qui y consacre un budget de quelque 2 millions d’euros sur trois ans, que pour Microsoft, dont l’investissement « à long terme » est à la fois technologique et humain.(Belga)

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