Le port de plaisance largue les amarres

SCHIAVETTO,FABRIZIO

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Samedi 26 avril 2008

Seneffe Les nouvelles installations permettront d’accroître la fréquentation et de doper le tourisme fluvial

Le site de la Marlette bouillonnait d’une écumante activité ce vendredi après-midi à l’occasion de l’inauguration du nouveau port de plaisance et de la capitainerie de Seneffe. Les ministres wallons de l’Équipement et des Transports, Michel Daerden (PS), et du Tourisme, Benoît Lutgen (CDH) ont coupé conjointement le ruban inaugural, d’un investissement de 1,355 million d’euros.

Le tourisme a financé 98 % de la capitainerie (635.000 euros), la Ville 2 % et près de 720.000 euros ont été nécessaires à l’aménagement des infrastructures portuaires de l’ancienne branche de Bellecourt, sur le canal du Centre.

La capitainerie, conçue par le groupe Gamma, utilise comme matériau principal le bois. Elle est concue en trois modules. L’un pour l’accueil et l’enregistrement des plaisanciers, le deuxième pour les sanitaires et le dernier, pour le repos des plaisanciers. Ceux-ci pourront y trouver tarifs, informations touristiques, entre autres. « Elle permettra d’offrir les commodités pour rester quelques jours », explique Marcel Dupuis, vice-président du Snef Yachting. Le club a reçu le port en gestion suivant une convention signée avec la commune, elle-même liée à la Région wallonne.

Au niveau des aménagements, deux ans ont été nécessaires pour l’enlèvement des épaves, le nettoyage des berges, leur consolidation, l’installation d’éclairages. « La construction de la voirie carrossable a nécessité d’améliorer les fondations, instables des berges », a souligné Daniel Brasseur, directeur des voies hydrauliques de Charleroi.

Grâce à ce nouvel outil, Seneffe espère donner un coup de fouet à son tourisme. « Nous pouvons nous attendre dès le mois de mai jusqu’en septembre à voir arriver les plaisanciers », se réjouit Marcel-Pierre Hicter, directeur de l’Office du Tourisme seneffois. Il espère une vingtaine de bateaux en moyenne par jour en juillet et août (actuellement la fréquentation moyenne est de 250 par an). « Nous travaillons sur la mobilité des plaisanciers, pour les ramener vers le village afin d’y boire un verre, s’y ravitailler et pouvoir visiter le château », ajoute-t-il.

Et profiter des réseaux voisins du Ravel et du pré-Ravel pour visiter la région.

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