Kigali prié d’ouvrir un dialogue politique
BRAECKMAN,COLETTE
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Mardi 29 avril 2008
Congo De Gucht persiste et signe
Le ministre belge, qui, à Kinshasa, n’avait pas lésiné sur les critiques, s’en est aussi pris au Rwanda, où il avait renoncé à faire escale. Le Rwanda pourrait « jouer un rôle plus positif dans la recherche d’une solution à l’est du Congo, et il ne le fait pas », a-t-il déclaré, constatant aussi le refus catégorique du président rwandais Kagame d’ouvrir un dialogue politique avec les rebelles hutus présents au Kivu.
On sait en effet que Kigali a publié une liste de 6.000 « génocidaires » qui correspond au nombre estimé d’hommes en armes qui devraient rentrer du Congo, et cette publication a évidemment un effet dissuasif… Pour De Gucht, « cette attitude est inacceptable, le Rwanda doit s’engager à récupérer un certain nombre de ces rebelles ».
Revenant sur les critiques très dures émises à Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères persiste et signe : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous excuser », dit-il, « parce que nous avons dit la vérité ». Il a rappelé que son discours très franc, prononcé dans les jardins de l’ambassade de Belgique, reflétait un message formulé par le gouvernement belge dans son ensemble.
M. De Gucht n’a cependant pas relevé le fait que lors de la réception à l’ambassade les principaux ministres congolais destinataires du message… avaient boudé la réunion. Le ministre n’a pas précisé que devant le président, ce n’est pas ce texte-là, aux termes pesés, qui avait été lu, mais une note interne, beaucoup plus dure et qui contenait des points n’ayant pas fait l’objet d’un consensus préalable… Pour M. De Gucht, il s’agissait là « de propos tenus à huis clos ». Une douzaine de personnes assistaient cependant à cet entretien « en tête à tête ».
