Le service minimum n’a pas la cote

RENETTE,ERIC

Lundi 19 mai 2008

Sujet de discussion des cafés du commerce d’une bonne partie de l’Europe, l’obligation pour certains services (para)publics d’offrir un service minimum durant les actions de grève reçoit peu d’écho dans le Landerneau politique belge. Un débat sur le sujet est pourtant inscrit dans le programme de l’actuel gouvernement mais seul l’Open VLD semble y croire.

Ce week-end, la ministre des Entreprises publiques, la CD&V Inge Vervotte, avait précisé que l’organisation du rail belge impliquait la mobilisation de plus de 60 % du personnel pour assumer les trois heures de pointes du matin et de l’après-midi. Ce qui rendait tout service minimum incompatible avec le respect du droit de grève.

Pas du tout, réplique à nouveau l’Open VLD, pour qui un service minimum du chemin de fer est assumable avec 8.000 des 38.000 salariés : 2.000 conducteurs de trains, 2.000 accompagnateurs de train, 2.000 signaleurs, 1.000 personnes pour les services en gare, 500 pour l’infrastructure, 300 personnes sur les différents lieux de travail et 400 personnes dans l’administration et le réseau informatique. Sur ce dossier, les libéraux flamands semblent bien seuls. De là à ce que les autres partis aient le courage impopulaire d’exprimer leur position et de couper court aux débats des cafés du commerce…

Pas de résultats.