Tout Bruxelles veut éradiquer le Mosquito
n.c.
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Jeudi 22 mai 2008
Société Auderghem interdit le dispositif antijeune
Le 24 avril, Ixelles avait la première voté une motion pour empêcher la prolifération du Mosquito sur son territoire. Ce jeudi soir, l’interdiction va prendre corps à Auderghem, où le conseil communal doit adopter une modification de son Règlement général de police (RGP).
Même si c’est en ordre dispersé et sur un rythme inégal, le rejet du dispositif anti-ado fait tache d’huile en Région bruxelloise. Dans la foulée d’Ixelles, plusieurs communes ont (Saint-Gilles, Woluwe-Saint-Lambert, Watermael-Boitsfort) ou sont en passe (Schaerbeek, Uccle, Forest) d’adopter une motion. D’autres, comme Berchem ou la Ville de Bruxelles envisagent de modifier à leur tour leur Règlement général de police.
Le processus d’interdiction pourrait aussi être décidé à l’échelle plus large de la zone de police. C’est le souci du collège de Ganshoren qui souhaite étendre la mesure à toute la zone Ouest (avec Koekelberg, Jette, Molenbeek, Berchem). Evere est sur la même longueur d’onde et soulèvera le point au prochain conseil de la zone de police Nord (avec Schaerbeek et Saint-Josse).
Certains, encore (Etterbeek, Woluwe-Saint-Pierre, Anderlecht ou Molenbeek) ne veulent pas précipiter une décision. « Si un olibrius veut installer un Mosquito, on verra avec la police », temporise l’Anderlechtois Gaëtan Van Goidsenhoven (PRL). « Je ne vois pas qui aurait cette idée de venir installer un Mosquito à Saint-Josse, prévient Jean Demannez (PS), sachant que dans la foulée, les jeunes viendraient le démolir. Et je serais avec eux. »
« Nous sommes déjà juridiquement blindés, rassure de son côté le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain (FDF). Le règlement général de police prohibe la présence sur la voie publique d’engins qui émettent des nuisances sonores sans autorisation. »
Il n’empêche. Une action concertée se prépare à l’échelle régionale via l’Association de la Ville et des communes de la Région de Bruxelles-Capitale. En réponse à une demande du délégué général de la Communauté française aux droits de l’enfant, son conseil d’administration s’est prononcé mercredi matin à l’unanimité pour recommander à ses membres de s’opposer à l’emploi du système.
Et d’aller plus loin. « Le Règlement général de police ne permet d’appliquer que des sanctions administratives, explique le directeur de l’AVCB, Marc Thoulen. C’est la limite du pouvoir communal. Nous allons voir dans quelle mesure on peut envisager des actions au niveau fédéral. »
