« Retour à la légalité »
VANESSE,MARC
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Samedi 24 mai 2008
Liège 6.250 citoyens ont signé la pétition liege2015.eu
Mais depuis le 2 mai, une poignée de résistants liégeois dénoncent cette manœuvre qui consiste à bloquer toute autre candidature comme celle de Liège, une métropole détenant d’autres atouts pour emporter la palme.
Au sein du PS, ce pavé lancé dans la mare aux baronnies n’a pas manqué d’éclabousser l’ego des édiles socialistes qui ne savent plus très bien comment justifier un accord préliminaire entrant en conflit ouvert avec les prescrits européens…
Comme le rappellent le plasticien Alain de Clerck et le philosophe François Schreuer, initiateurs de la pétition en faveur de la candidature liégeoise (6.250 signatures), « il y a beaucoup de cafouillages sur ce dossier, notamment de la part de la ministre de la Culture Fadila Laanan (PS) ».
Et le duo d’insister sur l’esprit de saine compétition souhaité par le Parlement européen : « En 2006, le Parlement européen a insisté sur la dimension participative, la volonté citoyenne et la nécessaire compétition entre les villes candidates, martèle François Schreuer. Fadila Laanan a annoncé la réunion d’un comité de concertation pour désigner la ville belge qui sera candidate. C’est illégal ! L’appel à candidatures n’a pas encore été lancé ! L’État belge doit d’abord ouvrir un appel d’offres. Et durant dix mois, toutes les villes peuvent concourir… Arrêtons donc de dire que la ville de Mons a déjà été choisie de longue date pour 2015 ! On aurait aimé plus d’impartialité de la part du cabinet Laanan ».
Pointant l’embarras des pontes socialistes qui rament pour apaiser les esprits (partenariat avec Mons en 2015, accord avec Maastricht en 2018…), le duo reste intraitable : « Le titre de capitale européenne ne peut revenir qu’à une seule ville et non à deux ! Quant à l’argument selon lequel Mons a déjà beaucoup investi dans la culture, nous le répétons, c’est une décision politique illégale prise dans le secret des alcôves ».
Concernant la discussion sur ce point, lundi prochain au conseil communal de Liège (« Nous appelons nos militants à nous rejoindre »), le tandem souhaite plutôt soutenir un bourgmestre gêné aux entournures que de le placer en porte-à-faux avec son président de parti : « Nous comprenons la prudence de Demeyer, sans doute soumis à de fortes pressions. Comme d’autres conseillers communaux, d’ailleurs. Ils ont peur… »
Ce samedi, Alain De Clerck et François Schreuer auront l’occasion de discuter les yeux dans les yeux avec Willy Demeyer qui a souhaité les rencontrer : « Sa position réservée est de bon aloi. Mais l’assise citoyenne justifie une position plus audacieuse. Il faut que Demeyer et le collège soient rassurés par le soutien des citoyens. Nous avons donné l’impulsion. Et sommes prêts à nous retirer pour que d’autres acteurs s’emparent du projet. »
