Les euros de Marshall pour la ruralité
BURGRAFF,ERIC
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Mardi 27 mai 2008
Namur-Luxembourg Cinquante communes concernées, plus de seize millions disponibles en 2008
Zones d’activités. Le plan permet la construction de hall-relais pour les entreprises. Un projet vient d’être approuvé pour Vielsalm. Un autre, proposé par le BEP, l’est pour Dinant. En outre, quatre nouveaux dossiers sont portés par Idélux pour Bastogne (deux structures), Tenneville et Musson. Ces quatre bâtiments sont principalement destinés à accueillir de jeunes entreprises.
Bonus zones franches. Les entreprises qui se développent dans une des 52 communes concernées bénéficient d’un bonus de 3 % sur les aides classiques à l’investissement. À ce petit jeu, sur 2006 et 2007, 123 entreprises luxembourgeoises et quelques dizaines de Namuroises ont décroché le fameux bonus. Au total, en Luxembourg, elles ont investi 30 millions d’euros et ont permis la création de 100 emplois. Sur le sujet, 2008 risque d’être un bon cru : sur les cinq premiers mois de l’année, 82 entreprises luxembourgeoises ont déjà rentré un dossier à la Région wallonne. « On observe une croissance sensible des projets d’investissement, tant en nombre (+ 5,2 %) qu’en montants investis (+ 7,1 %). On note aussi une évolution plus favorable en zone franche rurale qu’en zone franche urbaine », affirme le ministre.
Ateliers de travail partagé. C’était une des nouveautés de la partie « rurale » du plan Marshall : encourager les artisans à grouper leurs forces et leurs moyens financiers dans des ateliers de travail communs. Un premier appel à projet a été lancé en septembre 2007… avec un succès tout relatif puisque seuls deux projets ont été retenus. Un premier à Buzin (Havelange) où quatre agriculteurs se mettent ensemble pour transformer leurs céréales bio en biscuits, pâtes… (192.400 euros d’investissement pour 173.160 de subsides !). Un second projet concerne Gouvy avec la création d’une surface de valorisation du miel et de ses dérivés (conditionnement, tisanes, bières…). L’investissement de 800.000 euros subsidié à 50 % devrait aboutir à la création de six emplois. D’autres ateliers de travail partagé vont aussi voir le jour dans des secteurs purement agricoles : 21 projets pour la construction de serres, abris pour porc de plein air, fromageries…
Appel à projets. Il reste de l’argent… pour de bons projets d’ateliers de travail partagé semblables. Les candidatures doivent être déposées pour le 30 juin prochain (1). À la clef, jusqu’à 90 % de subsides ! Autant en profiter.
