Vos vacances : 2.228 euros !

RENETTE,ERIC

Mardi 27 mai 2008

Tourisme Baromètre annuel réalisé par Europ Assistance

La mer avant la montagne mais surtout une météo plus importante que l’évolution du prix des carburants… Les Belges tiennent à leurs vacances.

Un Belge sur quatre seulement estime que l’augmentation du prix du carburant aura une influence « importante » sur son budget vacances. Parmi ceux qui partiront, évidemment. Ils sont encore moins, un sur cinq, à estimer que cette augmentation influencera leur mode de transport ou leur destination.

Ces statistiques, issue du baromètre annuel de l’assureur Europ Assistance sur les vacances des Européens, confirme une fois de plus que, malgré l’érosion du pouvoir d’achat qui frappe son quotidien depuis des mois, le Belge cultive le credo « Touche pas à mes vacances ». Mieux (pire ?) : l’enquête réalisée par l’Isop pour l’assureur (3.506 résidents d’Europe dont 500 en Belgique) montre que le ménage belge ordinaire dépensera cet été une moyenne de 2.228 euros pour partir en vacances (+ 5 % par rapport à 2007).

Le budget. Le Belge dépensera donc plus que le ménage européen moyen (2.206 euros, + 3 %). Cela le situe à la cinquième place européenne, derrière l’Anglais (2.584), l’Autrichien (2.426), l’Italien (2.290, + 13 %) et l’Allemand (2.235, + 10 %). Et bien devant le Français (1.934 euros, – 4 %) et l’Espagnol (1.764, – 8 %) qui, à l’inverse, ont revu leur budget vacances à la baisse. Mais il faut dire qu’il s’agit de deux destinations d’été majeures où « farnientera » une bonne partie de l’Europe en juillet et août.

Combien de temps ? Partout en Europe, la durée moyenne du séjour d’été augmente : 24 % des sondés disaient partir trois semaines ou plus en 2005, ils sont aujourd’hui 29 %. La France trône au hit-parade avec 40 % qui choisissent trois semaines ou plus. Les Italiens, par contre préfèrent des séjours courts : 45 % annoncent ne prendre qu’une semaine. Les Belges optent majoritairement pour deux semaines (48 %) ou trois (24 %). Et 22 % n’en prendront qu’une. Des Flamands surtout (24 %), plutôt que des francophones (18 %). L’étude montre que les choses ont pas mal changé par rapport à 2007 : les néerlandophones ont tendance à réduire leur séjour (les 3 semaines et plus plongent de 34 % à 17 %) tandis que les francophones l’allongent (de 20 % à 31 %).

Partir où et combien de fois ? L’Europe reste très majoritairement le continent privilégié des vacanciers européens (76 % des intentions de séjour en 2008, 83 % pour les Belges). Mais, en moyenne, un vacancier européen sur deux reste dans son pays. Un Belge sur trois partira en France, un sur sept partira… en Belgique (mais pas chez lui), un sur 10 en Espagne, un sur 15 en Italie.

On notera encore que la France attire deux fois plus de francophones (43 %) que de Flamands (22 %), que 15 % des francophones quitteront l’Europe (7 % des néerlandophones).

Enfin, le vacancier flamand s’avère moins dépensier mais aussi moins curieux : seulement 7 % à s’aventurer hors Europe pour 15 % des francophones. Les Flamands redécouvrent les vacances en Belgique (16 % des Flamands contre 9 % des francophones) au détriment de l’Espagne (seulement 9 % des Flamands en vacances cette année, contre 20 % en 2007). Les nouvelles destinations qui attirent les touristes belges : le retour de la Grèce, l’Autriche, la Croatie et la Hongrie.

Des vacances pour… Le plaisir de la découverte a, pour la première fois, atteint le sommet des motivations des Belges, devant le repos et la famille. Même si elle perd des points, la mer reste la préférée (51 %) des Belges, devant la montagne (27 %) et la campagne (22 %), dépassée cette année par le « voyage itinérant » (25 %). Enfin, fidèle à sa tradition, le vacancier belge privilégie avant tout la météo dans ses critères de choix, avant les risques sanitaires et d’attentats, la qualité des infrastructures touristiques et, seulement, le budget. Preuve supplémentaire que le débat sur la crise peut bien attendre septembre…

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