Monsieur Smits et Madame Chabot
COLJON,THIERRY
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Mercredi 4 juin 2008
Ses complices pour les Vaches Aztèques, mis en mots par Bruno Coppens, sont Bénédicte Chabot et Peter Clasen. On les retrouve tous les deux aux côtés de Thierry pour ce nouveau projet intitulé Monsieur Smits. Pour compléter le groupe, qui vient de publier son premier album, il y a Philippe Rygaert, qui fut le batteur de Légitime Démence.
Bénédicte est aujourd’hui l’image et la chanteuse du groupe : « Je suis née à Etterbeek en 1975, nous raconte-t-elle. J’ai suivi les cours des Ateliers Chansons, j’ai chanté et joué du violon dans plusieurs groupes, dont Oscar Beek et Sibel. Puis, j’ai rencontré Thierry il y a une dizaine d’années sur le spectacle jeune public In Perpetuum. Je sortais de l’IAD où j’ai suivi une formation de comédienne. J’ai fait beaucoup de théâtre. Je serai encore aux Rencontres jeune public de Huy cet été, avec Jamais, jamais. Mais comme c’est très saisonnier, cela me laisse du temps pour la chanson. »
En 2003 et 2006, deux albums des Vaches Aztèques sont parus. Le troisième est d’ailleurs en préparation. Mais Thierry et Bénédicte avaient d’autres envies parallèles. Pour elle l’écriture, pour lui des sonorités électros. Thierry : « Ça s’est mêlé et ça a donné Monsieur Smits. Le nom vient d’une chanson dont le riff faisait penser aux Smiths. Rue de Verdun, c’est là où se trouvait le studio de Duke Baudhuin, où on a enregistré le disque. Aujourd’hui, il a déménagé. C’est donc une photo dans le temps. Pour la pochette, on a mis une photo de Bénédicte, car elle est plus jolie que nous. Peter, qui est en charge des programmations, s’est aussi occupé du graphisme. »
Les invités sur ce disque sont encore Jeff Assy (Les Vaches Aztèques) et Joël Grignard (Monsoon). L’idée était de trouver un équilibre parfait entre les sonorités électros chères à Thierry et la chanson française qu’affectionne Bénédicte. En France, seuls Zazie, Emilie Simon, Sébastien Tellier ou Air s’y essaient réellement. « On a beaucoup discuté pour y arriver. L’an dernier, comme on avait envie de monter sur scène, on s’est inscrit au Franc’Off de Spa. C’était notre troisième concert. On a joué le premier jour à 13 heures : c’était gai, et en même temps, ça faisait peur. On a gagné le prix “Ça balance pas mal”. On y est programmé cette année, alors que rien ne les y obligeait. Ils n’avaient même pas encore entendu notre disque. »
Monsieur Smits va donc tourner le plus possible, de même que les Vaches Aztèques dont le succès ne se dément pas : « On a déjà plus de 250 représentations, et la demande est toujours très forte. En France, surtout. Je pense qu’à l’instar des Déménageurs, de Mousta Largo ou d’André Borbé, on apporte quelque chose de neuf, avec notre expérience musicale. »
nouveau
L’ouverture voix et machines par « Là-bas » résume bien l’ambition du groupe bruxellois. Bénédicte Chabot a une belle voix claire qui, parfois, sur certains titres, a trop tendance à emprunter celle de Zazie (« Téléviseur couleur » singeant « Jean-Marie »), mais on n’y voit que péchés de jeunesse. Les programmes de Peter Claesen et les guitares de Thierry Vassias apportent beaucoup à une chanson française originale qui rejoint, au féminin, l’univers d’un Vincent Venet. On retiendra surtout la belle musicalité d’une formation fuyant la facilité.
