Sans maison après les inondations
WAUTERS,LAURENCE
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Mardi 10 juin 2008
Esneux L’assurance couvre l’habitation, mais pas les abords
Une des deux maisons jouxte une prairie et est située à flanc de colline. Lors des violentes intempéries, le torrent du petit bois voisin a emporté d’importantes quantités de terre de la prairie, qui se sont retrouvées dans le rez-de-chaussée de l’habitation. Elle est gorgée de terre jusqu’à deux mètres de haut, son équilibre est menacé, elle sera détruite. La maison d’à côté est moins touchée mais était jugée, jusqu’à cette réunion de lundi, inhabitable au vu des risques d’effondrement de la première.
« Le riverain dont la maison est condamnée est couvert par son assurance pour ce qui concerne sa maison mais, ont confirmé les représentants de l’assurance et du fonds des calamités, pas pour les abords de celle-ci, explique l’échevin des travaux Philippe Detroz. Or, il faut dégager les importantes quantités de terre aux alentours si l’on veut reconstruire sur le site, et les experts ont préconisé des mesures de précaution telle la construction d’un mur de terre, à 200 mètres de la maison en pleine prairie qui servira, en cas de nouvelles inondations, à dévier les eaux. » L’édification de ce mur est non seulement coûteuse, mais devrait de plus se faire sur terrain privé.
Cette première réunion a abouti à une bonne nouvelle : selon les experts, la maison voisine de celle qu’il faudra détruire n’est pas menacée. Pour l’autre, de nouveaux brainstormings sont prévus. Durant lesquels la commune et la Province, bien qu’expliquant qu’ils ne sont « pas responsables des dégâts », examineront les moyens d’aider ces sinistrés.
