L’ami de Benoît Lamy est inculpé de meurtre

VANDENDRIES,JEAN

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Mardi 17 juin 2008

Cinéma Le réalisateur belge était mort le 15 avril

Perceval Ceulemans, qui vivait en couple avec le cinéaste Benoit Lamy, mort le 15 avril dernier, est inculpé de meurtre. Il comparaîtra ce jeudi devant la chambre du conseil de Nivelles qui, selon toute vraisemblance, confirmera pour 28 jours son mandat d’arrêt. L’intéressé avait longtemps nié, mais il passa aux aveux à la fin de la semaine dernière. L’autopsie du corps de la victime ne laissait pas place au doute.

Le cinéaste Benoît Lamy avait réalisé des films très humains, comme Home sweet home, Jambon d’Ardenne, La vie est belle. Il tentait ces derniers mois de rassembler une production autour de son vieux projet de filmer l’histoire de Stanley et de Léopold II, et donc du Congo.

A l’origine, un dossier sur la mort du réalisateur avait été ouvert à charge de X et mis à l’instruction du chef de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le premier rapport d’autopsie laissait planer une incertitude résumée comme suit par le procureur du Roi Jean-Claude Elslander ; « La mort peut avoir été provoquée par une disposition naturelle à l’alcool ou autre chose. »

Aveux

La machine judiciaire se mit en branle le 16 avril dernier en début de matinée. Perceval Ceulemans alerta la police de Braine-l’Alleud. Le Service local de recherches se rendit au chemin Broctiaux, domicile du cinéaste. Le médecin légiste Bonbled ne tarda pas à la rejoindre en même temps que la police fédérale de Nivelles. « Je suis rentré à 9 h 30. J’ai découvert le corps de mon ami dans la cuisine. Je l’avais quitté la veille vers 19 h 30. Il avait beaucoup bu, comme d’habitude. Nous nous étions disputés. J’ai passé la nuit dans un motel », déclara-t-il en substance.

Le corps de Benoit Lamy (62 ans) se trouvait dans la cuisine, une petite pièce étroite. Il baignait littéralement dans une mare de sang. Pratiquement exsangue. A la tête, un coup qui avait dû être particulièrement violent et qui pouvait difficilement être assimilé à une chute, volontaire ou non.

Il apparut que la victime avait tenté de se relever en s’agrippant aux membres. Le gonflement anormal de la main droite pouvait indiquer qu’elle avait porté un coup en essayant de se défendre. Perceval Ceulemans fut maintenu en garde à vue durant vingt-quatre heures mais, faute d’éléments probants, il fut remis en liberté. L’enquête de voisinage et certains recoupements opérés avec son emploi du temps semblent l’avoir confondu et décidé à passer aux aveux.

Pas de résultats.