On ne skiera pas à Maubray
DURIEUX, SANDRA
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Jeudi 26 juin 2008
Maubray Projet de centre de loisirs
Pour rappel, le concept général est celui d’un lieu unique permettant la pratique de 24 disciplines sportives avec deux points d’attractions forts : une piscine tropicale et un centre de glisse indoor avec deux pistes de ski et une patinoire. C’est cette partie qui suscitait le plus de réticences. Malgré les arguments des promoteurs, la facture environnementale semblait lourde à payer pour le fonctionnement d’un tel centre : 500.000 m3 d’eau (prélevé dans le lac), 54 millions de kWh de gaz et près de 12.000 tonnes de CO2 produits par an.
Malgré leur attachement à cette attraction phare, les promoteurs ont proposé ce mardi soir lors d’une réunion au sommet avec les responsables d’Ideta de l’abandonner. Les pressions des opposants mais également l’augmentation incessante du prix des carburants auront sans doute guidé leur décision. « Sans ce centre, les places de parkings passeront de 3000 à un millier d’emplacements, explique Michel Flament, président d’Ideta. C’était un des points qui posait problème notamment pour la commune de Brunehaut. En outre, le parking pourrait être implanté en lieu et place du centre de glisse. »
Pour espérer une décision positive du Gouvernement wallon sur la faisabilité du projet (attendue avant les vacances parlementaires), les promoteurs doivent également s’engager sur une série de points. « Les surfaces commerciales devront être uniquement accessibles aux visiteurs du parc et ce, pour éviter une concurrence avec les commerces locaux. » Les responsables du projet devront également fournir aux organismes publics compétents, une liste des emplois à pourvoir et ce, pour permettre la mise en place de formations.
En ce qui concerne la mobilité, autre pierre d’achoppement, une nouvelle étude devra être réalisée par un organisme neutre et non à l’initiative des promoteurs comme cela avait été le cas jusqu’à présent. Cette étude devra établir les besoins en termes d’aménagement des voiries et du plan d’eau.
Enfin, les communes qui accueilleront le parc de loisirs devront être dédommagées. Les habitants devraient pouvoir obtenir l’entrée gratuite à la piscine et une partie du prix du parking payant pourrait être reversée aux communes.
L’abandon du centre de glisse devrait avoir un impact sur la fréquentation. Si les chiffres en termes d’hébergement (270.000 personnes la première année), ne devraient guerre évoluer, les visiteurs d’un jour devraient être moins nombreux. Le nombre de lits (4200) a été maintenu mais les 800 emplois annoncés au départ devraient être revus à la baisse pour atteindre les 600 postes.
L’ensemble des autres activités (ski nautique, golf, tennis, voile, etc.) seraient maintenues apparentant ainsi ce centre de loisirs au « Center Parc » implantés aux quatre coins du pays.
À noter que les assurances ont également été données sur le montage financier nécessaire à la réalisation de ce projet de près de 300 millions d’euros.
