Un accord « cadre » : Leterme sauvé, puis on verra

COPPI,DAVID

Lundi 30 juin 2008

Scénario trois

Puisque plus grand monde, pour ne pas dire personne, ne croit encore aujourd’hui à quelque accord en bonne et due forme à la date du 15 juillet, mais que pas grand monde voire personne ne veut porter la responsabilité d’une crise de régime (ajoutez à cela – il n’y a pas de petit motif… – que tout le monde veut partir en vacances au mois d’août…), alors reste la solution moyenne, la plus citée par nos interlocuteurs politiques : Yves Leterme ne tient pas le « grand » accord, mais il a montré qu’il y travaillait d’arrache-pied, et se présente au parlement le 15 juillet muni d’une « déclaration » qui, 1. fixe le « cadre » d’une négociation communautaire de longue haleine, de long terme, préfigurée par les discussions des dernières semaines ; 2. enregistre quand même quelques résultats partiels : premier paquet de la réforme de l’Etat, nomination des bourgmestres, lutte contre les tracasseries dans la périphérie bruxelloise, quelques éléments de régionalisation dans certaines matières, comme l’emploi… Enfin, malgré les difficultés budgétaires, cette déclaration contient un chapitre socioéconomique substantiel, ce qui témoigne de la volonté des partis de la majorité de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Résultat : rien de bien enthousiasmant, mais de quoi partir en vacances relativement décontracté. Et rendez-vous en

septembre pour une rentrée préélectorale en diable : juin 2009 est en point de mire.

Ce scénario a des arguments, celui-ci notamment : les partis, quand ils sont au pouvoir, veulent a priori… y rester. Un argument tout bête pas du tout à négliger.

Ajoutez-y que la grande « alternative », celle de la fin de la Belgique, n’est pas aisée : à supposer que la séparation s’impose à tous, encore faudra-t-il la négocier… Vous voyez le boulot ? Autre chose que BHV ! Non, on n’a pas fini d’en parler…

Pas de résultats.