Quatorze jours… Et encore !

LAMQUIN,VERONIQUE

Mardi 1er juillet 2008

Politique

Budget, socio-économique, communautaire… Le Premier ministre Yves Leterme a incité ses ouailles à mettre de l'eau dans leur vin. Didier Reynders (MR), lui, met de l’huile sur le feu. Mais le temps presse, d'ici au 15 juillet, date à laquelle tout doit être bouclé.

Yves Leterme avait prévu de passer la soirée avec ses négociateurs favoris… Il l’a finalement passée seul. Non, ses partenaires de jeux ne boudaient pas, c’est le Premier lui-même qui a annulé le rendez-vous. Officiellement, la sortie dominicale d’Olivier Maingain sur le thème de l’« autisme » n’y était pour rien. Le maître du Seize voulait « faire le point » sur les dossiers en cours. C’est que, pour l’heure, trois fronts sont ouverts : le contrôle budgétaire, la réforme socioéconomique et la réforme de l’Etat. Les méthodes de travail diffèrent : contacts bilatéraux pour le budget, groupes de travail pour les mesures améliorant le pouvoir d’achat et rencontres heptapus pour le communautaire. Mais le calendrier est le même, serré : tout doit être bouclé pour le 15 juillet. Ce qui laisse 14 jours pour trouver des compromis. Et encore : quatorze jours, c’est compté large. Car le calendrier n’est pas exempt d’engagements. La preuve.

Ce mardi, Frank De Bleeckere, seul représentant belge à l’Euro 2008, est attendu au Seize. On suppose que l’arbitre ne devrait pas prolonger outre mesure sa visite… Du reste, mercredi, Yves Leterme est attendu aux côtés de Carl Devlies, pour présenter le plan de lutte contre la fraude du gouvernement, puis à la table de Paul Magnette, pour les conclusions du Printemps de l’environnement. Vendredi, l’agenda prévoit un conseil des ministres qui devrait évoquer le contrôle budgétaire et le plan de lutte contre la pauvreté. Ce week-end ou, au plus tard, début de semaine prochaine, place au conclave, qui prendra bien deux ou trois jours.

Puis, ce sera déjà le 11 juillet, fête flamande à laquelle une moitié du gouvernement devrait assister. Et l’on ose à peine vous dire que, les 13 et 14 juillet, Yves Leterme est attendu à Paris, pour des obligations européennes. Et, le 15 juillet, au Parlement, pour sa grande déclaration. Qui devrait être ponctuée, le 17, d’un vote de confiance… Si elle règne.

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