Le sort du Gordel lié aux négociations

n.c.

Mercredi 2 juillet 2008

Les trois bourgmestres non nommés de la périphérie conditionnent le passage du Gordel dans leurs communes à l’évolution des discussions communautaires. Pour le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, en refusant le passage de la manifestation, ils ratent une chance de se présenter positivement à l’égard de la Flandre.

L’absence d’autorisation de passage du Gordel sur le territoire de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem n’a rien de définitif, a assuré le bourgmestre de cette dernière, François van Hoobrouck. Elle dépendra de l’évolution des discussions communautaires. « Nous avons reporté notre décision dans l’attente de l’évolution des négociations », a expliqué le maïeur. Selon lui, la délivrance d’une autorisation dans les circonstances actuelles ne se justifie pas. « Le Gordel, ce sont des cyclotouristes mais dont l’objectif est d’affirmer le caractère flamand de la périphérie bruxelloise. Venir nous narguer alors que la population est à plus de 70 % francophone, c’est de la provocation. Dans les circonstances actuelles, il y a matière à réflexion. On discute de tout, pourquoi pas de ça ? », a-t-il souligné.

L’organisation du Gordel peut en outre se faire sans passage sur ces trois communes, a-t-il ajouté. D’après le bourgmestre, il importe aussi de tenir compte de la sécurité et du maintien de l’ordre public sur le territoire des trois communes. « Lors du dernier Gordel, on a constaté que certains habitants avaient eu des problèmes et, vu la détérioration du climat, les bourgmestres se doivent d’assurer l’ordre », a-t-il encore dit.

Keulen : la « chance ratée » des trois bourgmestres

Les trois bourgmestres qui n’ont pas encore été nommés -François van Hoobrouck de Wezembeek-Oppem, Damien Thiéry de Linkebeek et Arnold d’Oreye de Lantremange de Crainhem – n’ont pas encore donné d’autorisation à la ballade politico-sportive « De Gordel » qui doit avoir lieu le 7 septembre de passer sur le territoire de leur commune.

Interrogé à ce sujet Marino Keulen a d’abord rassuré les parlementaires flamands en disant qu’il ne fallait pas craindre pour l’organisation du Gordel. « Nous ne sommes que le 2 juillet et les organisateurs gardent la tête froide », a-t-il dit.

Le ministre est toutefois d’avis que l’attitude des bourgmestres est malhabile. « Ils ratent une chance de se présenter positivement à l’égard de la Flandre », a-t-il dit.

Quant à la non nomination de ces bourgmestres, M. Keulen a répété qu’il s’en tient à sa ligne juridique. Il refuse la nomination de ces bourgmestres parce qu’ils n’ont pas respecté la loi linguistique en envoyant des convocations électorales en français.

Et d’ajouter qu’il a le soutien de tout le gouvernement flamand.

Pour Mark Demesmaeker (N-VA), si les bourgmestres étaient nommés malgré leur attitude à l’égard du Gordel ce serait une gifle pour la Flandre. Quant à Eric Van Rompuy (CD&V) il a cité l’interview du bourgmestre de Craainhem, Arnold d’Oreye de Lantremange, à la VRT dans laquelle celui-ci a délaré qu’il ne délivrerait d’autorisation pour le Gordel que s’il y a un accord, le 15 juillet, prévoyant l’extension de Bruxelles aux 6 communes à facilités. Pour Eric Van Rompuy, le « dossier est clos » et il ne peut être dans ce cas question de nommer les trois bourgmestres.

(belga)

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