Renforts pour les hôpitaux

LAMQUIN,VERONIQUE

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Vendredi 4 juillet 2008

Santé Plusieurs mesures concrètes sur la table du gouvernement

Laurette Onkelinx veut engager près de 500 stewards et puéricultrices. Des jeunes peu qualifiés.

Au menu du conseil des ministres de ce matin, le plan de lutte contre la pauvreté, mais aussi un gros chapitre santé. Résumé.

474 stewards et puéricultrices dans les hôpitaux. Le gouvernement devrait approuver l’octroi d’un budget de 16 millions d’euros aux hôpitaux généraux. « Pour engager 474 jeunes, de moins de trente ans, peu qualifiés », explique-t-on au cabinet de Laurette Onkelinx. Les uns (stewards) renforceront, par leur présence, la sécurité en milieu hospitalier. Par exemple le soir ou la nuit, aux urgences, aux côtés du personnel, peu nombreux, et souvent féminin. Ou, en journée, en aidant à faire respecter les heures de visite. Les autres (puéricultrices) permettront d’humaniser le séjour à l’hôpital en proposant animations et encadrement aux enfants. Concrètement, les hôpitaux ont été invités à rentrer des projets qui trouveront, ce matin, leur financement.

Amélioration de l’accès aux soins. Le cabinet Onkelinx soumet par ailleurs, ce vendredi, une « loi santé » reprenant une série de dispositions aux accents concrets pour les patients. Faisant l’objet d’un accord entre partenaires, elle devrait être votée à l’automne et produire ses effets dans la foulée.

En termes d’accessibilité des soins, le cabinet de la Santé introduit une intervention dans les frais de déplacement des patients âgés vers un centre de soins de jour. Cela devrait concerner 1.500 personnes, qui bénéficieront d’un remboursement de 0,6 euro par kilomètre. Toujours en termes de transport, la facture de l’ambulance sera partiellement prise en charge – à l’heure actuelle, seuls les patients ayant souscrit une assurance libre auprès de leur mutuelle en bénéficient. Les malades chroniques ne sont pas oubliés. Pour rappel, ils bénéficient du « maximum à facturer » (MAF) : lorsqu’ils ont dépassé un certain montant de certains types de soins (liés à leur pathologie), ils ne doivent plus s’acquitter du ticket modérateur et bénéficient donc immédiatement de la gratuité de ces soins. Dorénavant, l’usage de l’oxygène médical et les examens sur base de radio-isotopes (fréquents en cas de cancer) entreront en ligne de compte pour le MAF.

Réduire les coûts… Pour le patient et l’assurance-maladie. En 2003, Frank Vandenbroucke rédigeait une loi visant à sanctionner financièrement les hôpitaux généraux exigeant, pour des pathologies générales (appendicite, césarienne, etc.), des montants supérieurs à la moyenne. Le texte n’a jamais été appliqué. Laurette Onkelinx entend lui donner vie, mais en en corrigeant les nombreux effets pervers. L’idée ? Encourager les hôpitaux à raboter spontanément leurs excès. Dans le même ordre idée, le cabinet de la Santé entend encourager, par diverses mesures, la prescription de médicaments génériques ou bon marché. A l’heure actuelle, ils représentent déjà 40 % des médicaments prescrits.

Garantie d’une qualité de soins. Le texte déposé par Laurette Onkelinx prévoit la reconnaissance du statut de secouriste-ambulancier. Cela suppose une définition des actes qu’ils sont autorisés à poser, mais aussi un engagement de renforcer la formation qui est actuellement, dans notre pays, l’une des plus faibles d’Europe. Autre nouveauté : le projet de loi confère aux commissions médicales le droit de retirer aux médecins leur autorisation d’exercer la profession en cas, par exemple, de condamnation pénale.

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