Alain Dister avait vécu l’aventure rock

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE

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Vendredi 4 juillet 2008

Musique Le journaliste est mort

Je ne pars pas en vacances. Je pars pour vivre une aventure, sur la route. » C’était en juillet 1966 et le jeune Alain Dister, 24 ans, débarque aux Etats-Unis, la prose de Kerouac et la poésie beat en tête. Pendant quatre ans, il vit le quotidien de ce mouvement hippie : utopie, vibrations, provocations, musique, sexe, voyage, fêtes, psychédélisme, échappatoire à la violence du Vietnam. En compagnie de Jefferson Airplane, Janis Joplin, Frank Zappa, Grateful Dead. On the road again. Dister prend des notes, écrit, photographie.

Revenu en France, il raconte l’épopée de la contre-culture et de Haight-Ashbury. Il travaille pour la presse rock, Rock & Folk en particulier, fait de la radio, réalise des documentaires pour la télé... Il écrit des biographies de stars de rock : Beatles, Pink Floyd, Led Zeppelin, Cure, Johnny, Jimi Hendrix, Grateful Dead. Il expose ses photos de Jimi Hendrix, Patti Smith, il travaille sur la « rock attitude », sur le « macadam blues »...

Deux livres à lirer absolument : Beat generation : la génération hallucinée (Gallilmard/Découvertes) avec les Ginsberg, Corso, Snyder, Ferlinghetti, Cassady, Burroughs, Kerouac. Et Oh hippie days (Livre de poche), les carnets de route de son aventure américaine de 1966 à 69. Une plongée inoubliable dans un lieu et une époque où tout semblait possible.

Alain Dister est mort mercredi, des suites d’une longue maladie, en Bourgogne, où il vivait.

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