La différence sociale : clé de la coopération

STAGIAIRE

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Vendredi 11 juillet 2008

Ethologie

Chez l’homme comme chez les animaux, la coopération entre les individus joue en faveur de la survie et l’évolution de l’espèce. Dans notre société par exemple, personne n’aime payer des taxes mais celles-ci sont pourtant indispensables aux biens publics : entretiens des rues, sécurité sociale… Autant d’avantages qui profitent à tout le monde. Il existe cependant un conflit entre intérêt public et bien commun. Il est en effet possible de frauder et de continuer à profiter de ces biens sans y contribuer.

En mathématique, la théorie des jeux étudie les choix qui s’offrent à différents individus, avec les bénéfices et les avantages qui en découlent pour chacun. Mais cette théorie était plutôt contraire à l’apparition de la coopération entre les individus. À l’Université libre de Bruxelles, des chercheurs de l’Institut de recherches interdisciplinaires et de développement en intelligence artIficielle (Iridia) ont trouvé la solution à cette énigme mathématique. Au lieu de considérer les individus comme équivalents, un modèle peu réaliste, ils ont pris en compte les différences sociales qui existent entre les individus. Les résultats obtenus selon ce nouveau modèle favorisent alors l’apparition de la coopération. L’équipe, qui a publié cette recherche dans la revue Nature, met ainsi mathématiquement en évidence la richesse et la complexité des interactions sociales dans notre société multiculturelle.

Pas de résultats.