L’Aquapôle étudie les pluies torrentielles
VANESSE,MARC
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Vendredi 11 juillet 2008
Inondations La ministre soutient une recherche
Afin de mieux comprendre ce phénomène des pluies subites et leurs conséquences, la ministre Marie-Dominique Simonet (Recherche-CDH) vient de confier une étude sur ce sujet aux chercheurs de l’Aquapôle (ULg) qui regroupe les meilleures compétences dans les domaines touchant à l’hydrologie : « On pourrait imaginer que ces pluies exceptionnelles ne se reproduiront pas avant longtemps. Mais on peut aussi craindre qu’elles reviennent. D’où l’idée de ce projet de recherche intitulé “Étude et modélisation des impacts hydrologiques de pluies exceptionnelles dans un environnement vallonné et boisé” ».
Directeur de l’Aquapôle, Jean-François Deliège expose la méthodologie utilisée dans le cadre de cette recherche qui sera réalisée, durant un an, par une dizaine de chercheurs émanant d’horizons divers (topoclimatologie, topographie, géométrologie, géomorphologie fluvatile, hydrographie, hydrogéologie…) : « Ces événements exceptionnels sont le fruit de la combinaison complexe d’une série de facteurs environnementaux : nature des sols, topographie locale, couverture végétale, urbanisation… Nous sommes à même de les reproduire par des modèles compartimentaux qui peuvent tenir compte de la dynamique des bassins versants, de la nature hydrogéologique des sols, de la complexité des écoulements de surface… »
En clair, les scientifiques liégeois vont modéliser de manière très précise le site du Sart Tilman, qui a vécu quelques heures noires le 29 mai dernier. Et tenter de comprendre les raisons pour lesquelles trois ruisseaux ont été complètement débordés par la violence subite des pluies : « 70 mm d’eau au mètre carré sont tombés en une demi-heure au Sart Tilman contre 37 mm en une heure à Louveigné et 33 mm à Bierset. Statistiquement, ce phénomène ne devrait pas se reproduire avant 200 ans ».
En étudiant à petite échelle l’ensemble des paramètres observés au Sart Tilman (dont le ru du Fonds du Moulin, le ruisseau de Renory, le ruisseau du Blanc Gravier), les chercheurs liégeois pourront émettre des recommandations plus universelles qui aideront les pouvoirs publics à mieux organiser la réplique. À Liège comme dans l’ensemble de la Wallonie.
