14 juillet : un défilé de dirigeants étrangers
n.c.
Lundi 14 juillet 2008
Le traditionnel défilé du 14 juillet, la fête nationale française, s’est déroulé sur les Champs-Elysées à Paris, en présence de nombreux dirigeants étrangers, parmi lesquels le président syrien Bachar al-Assad dont la présence à un tel événement a suscité la controverse.
Moment fort lundi matin dans le cadre de la célébration de la Fête nationale par l'acteur Kad Merad, co-vedette du film "Bienvenue chez les Ch'tis". Le comédien a lu devant la tribune présidentielle le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme et ses huit articles, socle commun à tous les travaux des Nations-unies (ONU).
Kad Merad était visiblement ému devant le parterre de personnalités politiques mondiales, notamment celles venues des pays de l'Union européenne mais aussi de l'Union méditerranéenne en devenir. Devant le président Nicolas Sarkozy, le comédien Kad Merad, vêtu de pied en cap en Emanuel Ungaro, a lu le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme.
Kad Merad, 44 ans, à l'instar de son comparse Dany Boon est né de ce que l'on qualifiait à l'époque une "union mixte". Ainsi, le comédien est-il le fils d'un père algérien (l'Algérie étant à l'époque un département français, NDLR) et d'une mère berrichonne (France, centre). Quant à Dany Boon, (Daniel Hamidou de son vrai nom), il est le fruit de l'union entre un père kabyle (province berbère d'Algérie) et une mère française.
Cette déclaration a été faite à l'aune du succès du film "Bienvenue chez les Ch'tis", film devenu phénomène de société, réalisé par Dany Boon et dans lequel joue Kad Merad, film voulant dénoncer antagonismes et préjugés, même s'ils se produisent dans une même nation, en l'occurrence, en France.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon est cette année l'invité d'honneur de ce défilé, qui intervient également dans un climat de tension au sein de l'armée en raison des restructurations de la carte militaire.
Le défilé à débuté sous un beau soleil à 10h45, avec le passage de l'aviation. Un détachement de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et de Casques bleus déployés en Méditerranée (Liban, Golan, Chypre) a ensuite ouvert le défilé des troupes à pied.
Tous les dirigeants ayant participé dimanche au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), regroupant 43 pays, ont été conviés par le président français Nicolas Sarkozy dans la tribune d'honneur du défilé, située place de la Concorde au bas de l'avenue des Champs-Elysées. La présence parmi ces dirigeants de M. Assad, qui dirige un des régimes les plus répressifs du monde arabe, a été vivement critiquée par l'opposition de gauche et des organisations des droits de l'Homme. D'anciens militaires français ont également fait part de leur malaise en évoquant "une atteinte à la mémoire" des 58 soldats français tués en 1983 dans l'attentat de l'immeuble Drakkar à Beyrouth, dans lequel nombre d'observateurs avaient vu la main de la Syrie.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert était également présent à la tribune d'honneur du 14-Juillet. MM. Olmert et Assad ne se sont pas croisés et ne se sont pas retrouvés face à face.
(AFP)
