Les francophones : « Pourquoi changer ? »

n.c.

Mardi 15 juillet 2008

Les partis francophones renvoient la balle dans le camp du cartel CD&V/N-VA. Yves Leterme reste premier ministre, ont-ils rappelé à l’issue d’une réunion commune.

« L’heure est venue de faire redémarrer le gouvernement et de reprendre le chemin de la discussion communautaire en entamant un dialogue de Communauté à Communauté », a expliqué le président du MR, Didier Reynders.

Le gouvernement actuel, dont le premier ministre est Yves Leterme, a élaboré un programme socio-économique qu’il importe maintenant de mettre en oeuvre, a-t-il rappelé. M. Reynders, dont le nom est avancé en coulisses par le CD&V pour succéder à Yves Leterme, ne voit pas la raison de changer de premier ministre. « C’est avec lui qu’on a mis au point un programme socio-économique. Pourquoi changer ? L’ouvrage a été réalisé, mettons-le en oeuvre », a-t-il insisté.

« L’initiative doit venir du CD&V », a dit le président du PS, Elio Di Rupo, rappelant que les partis francophones étaient prêts à trouver une solution aux problèmes communautaires. Si les discussions prennent du temps, il ne faut pas en déduire que les Francophones ne veulent pas d’une réforme de l’Etat, a-t-il affirmé. « Nous sommes prêts à trouver une solution mais chacun doit faire un pas vers l’autre. Il faut aussi que du côté néerlandophone, on vienne nous dire que l’on est prêt à discuter. Reconnaissons que cette crise n’a rien à voir avec l’attitude des partis francophones », a-t-il dit.

Le président du FDF, Olivier Maingain, a abondé dans le même sens. « Nous n’avons pas de gage à donner ou de signaux à émettre », a-t-il martelé.

Le PS n’exclut pas l’idée de voir Didier Reynders devenir premier ministre. Les socialistes sont en tout cas prêts à soutenir toute personnalité capable d’assurer la stabilité du gouvernement, à condition que les francophones ne paient pas le prix fort.

La présidente du cdH, Joëlle Milquet a énoncé les mêmes conditions même si, à ses yeux, la question ne se pose pas aujourd’hui. L’enjeu auquel il faut répondre en premier est celui de la crise économique, auquel doivent faire face les citoyens.

« Le fait de savoir si Didier Reynders ou Yves Leterme seront premiers ministres ne changera pas le prix du baril de pétrole », a renchéri la co-présidente d’Ecolo, Isabelle Durant.

(belga)

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