Le pétrole cloue Ryanair au sol
n.c.
Jeudi 17 juillet 2008
La compagnie aérienne va fermer temporairement sept « bases » et maintenir au sol 20 avions sur trois aéroports en raison des prix élevés du carburant et de la hausse des charges dans les aéroports rendant les routes non rentables.
Le patron de la compagnie, Michael O’Leary, mène un plan de réduction des coûts pour arriver à l’équilibre financier cette année.
Bâle (Suisse), Budapest (Hongrie), Cracovie et Rzeszow (Pologne), Palma et Valence (Espagne), et Salzbourg (Autriche) sont concernées par ces fermetures temporaires qui débuteront le 4 novembre pour une durée de 6 semaines et demi, rapporte l’agence Bloomberg.
Une seule de ces liaisons – Valence – concerne l’aéroport de Charleroi.
A Londres Stansted, la compagnie irlandaise va immobiliser au total temporairement 15 avions et en conservera 28, soit huit de moins que l’hiver dernier (-25 %). La compagnie avait alors retiré temporairement du service 7 avions. Ryanair estime en outre à 14 % la réduction du nombre de vols hebdomadaires (de plus de 1.850 par semaine l’an dernier à un peu moins de 1.600 cette année). Quant au nombre de passagers, il va probablement diminuer de 900.000 cet hiver par rapport à il y a un an.
Cette mesure permettra à Ryanair de perdre moins d’argent, précise le communiqué.
« C’est le deuxième hiver consécutif que nous allons réduire significativement la capacité à Stansted », a indiqué Michael O’Leary.
Parmi les raisons évoquées pour justifier cette décision, la compagnie pointe du doigt le baril à 140 dollars et le fait que Londres Stansted est l’aéroport le plus cher des 28 bases.
Le transporteur a dans le même temps annoncé de nouvelles routes notamment vers Ibiza, Tenerife et Malaga au départ de cet aéroport londonien.
Outre les quinze avions immobilisés, la compagnie a annoncé 4 autres immobilisations à Dublin, sa seconde base, et une autre en Espagne.
(afp, belga)
