Gendebien (RWF) pas surpris

n.c.

Mardi 29 juillet 2008

Le président du Rassemblement Wallonie France (RWF), Paul-Henri Gendebien, n'est pas surpris par les résultats du sondage selon lequel la moitié des wallons se verraient bien français.

Le président du Rassemblement Wallonie France (RWF), Paul-Henri Gendebien, n'est pas surpris par les résultats du sondage selon lequel la moitié des wallons se verraient bien français. « Au RWF nous avons toujours été convaincus que la logique institutionnelle belge conduisait à sa perte », a-t-il commenté mardi à l'Agence Belga.

M. Gendebien souligne que la question posée aux sondés était de savoir s'ils envisageaient un rattachement à la France en cas de disparition de la Belgique.

« Habituellement, on demande aux sondés s'ils sont favorables au rattachement à la France. Or, comme les gens n'aiment pas le changement, la majorité répond négativement. A partir du moment où la question implique de toute façon un changement, ils laissent parler leur coeur plus librement », note M. Gendebien.

Il relève aussi que le « comportement de la classe politique belge et plus spécialement wallonne avec les 'affaires' et l'absence de solution économique fait réfléchir ». « Les gens se disent qu'ils ne vont pas confier leur sort à une classe politique indigène qui a fait les preuves de son incompétence. Les vieux sentiments refoulés apparaissent maintenant", a-t-il ajouté.

Quant à l'attitude des Français dont 60 pc se disent ouverts à un rattachement de la Wallonie, M. Gendebien remarque que "le peuple français à toujours été plus généreux que ses élites". Il reconnaît que celles-ci sont tenues par des aspects diplomatiques et par un devoir de réserve.

"Elles ne feront rien pour accélérer les choses mais le moment venu elles savent qu'elles devront se prononcer et sont dès lors très attentives à notre situation politique".

« Au RWF nous avons toujours été convaincus que le système institutionnel belge conduisait à sa perte. On nous a toujours raconté des salades comme quoi nous étions un modèle pour l'Europe. On nous a toujours trompé avec du politiquement correct. En fait, nous sommes un exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Les compromis à la belge sont la somme des mécontentements et ne font que conduire à de nouvelles frustrations », note encore Paul-Henri Gendebien.

Il donne en exemple la demande flamande de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Or, dit-il, cet arrondissement ne concerne que la Chambre. Si les flamands obtiennent gain de cause, dans quelques mois ils viendront nous dire qu'il n'est pas possible qu'un habitant de Zellik puisse voter pour un francophone sur les listes pour le Sénat ou pour le Parlement européen. « C'est une histoire sans fin qui finira par des incidents et alors tout le monde jettera les bras au ciel et les autres pays européens viendront régler notre problème comme ils l'ont fait en 1830 en se disant qu'on ne peut pas nous laisser seuls jouer avec les allumettes ».

(Belga)

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