« Je rêve bien sûr de la Formule 1 »

DE VOGELAERE, JEAN-PHILIPPE

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Jeudi 31 juillet 2008

Karting Le Nivellois Guillaume De Ridder au championnat d’Europe junior

À quinze ans, Guillaume De Ridder rêve de vitesse et d’un nouveau volant « pro » pour la prochaine saison.

Entretien

Vice-champion de France en karting, le Nivellois Guillaume De Ridder a, à seulement 15 ans, deux rendez-vous importants devant lui. Trois jours, fin août, au Mans, de test en monoplace pour l’obtention du volant RACB et le championnat d’Europe junior, début septembre, à Varennes-sur-Allier, pour lequel il vient de se qualifier pour la troisième fois. Rencontre en douceur avec un amateur de vitesse.

Est-ce ton papa qui t’a transmis

son virus pour le karting ?

Je crois qu’il aurait préféré que je fasse du ping-pong ! Non, c’est par un copain qui en faisait et j’ai tout de suite accroché, à cause de la vitesse, du contrôle de la conduite. J’avais neuf ans… Tout de suite, les gens m’ont dit que je devais faire de la compétition. Dès ma première course, en mini à Mariembourg, alors qu’on roulait deux fois plus vite qu’en indoor, soit à 90 km/h, je faisais le 3e temps aux « qualifs ». Malheureusement, au départ, le kart n’a pas démarré. J’ai tout de même terminé sixième. Depuis ça, j’essaie constamment de progresser.

Qui t’a le plus aidé ?

Papa d’abord pour rechercher les sponsors année après année. Mais je pense aussi à Luigi, mon mécanicien, qui allait jusqu’à mettre le pied à l’endroit où je devais rouler pour prendre les meilleurs tournants. Et je devais recommencer jusqu’à ce que j’y arrive à la perfection !

Un sport exigeant ?

Beaucoup croient que c’est juste s’asseoir dans un baquet et tenir un volant. Mais c’est très physique en réalité. Il faut bien tenir ce volant dans les tournants pour que les roues aillent dans la bonne direction. Lors d’une course, à cause de la fatigue, j’ai eu ainsi deux côtes cassées, alors que j’avais un corset. C’est pour cela qu’en plus des entraînements, je fais 2 h de « muscu » par semaine pour la puissance et 7 h de badminton pour l’endurance.

Encore le temps d’étudier ?

Je dispose du statut d’espoir sportif à la Communauté française. Grâce à cela je peux rater une dizaine de jours d’école pour aller aux compétitions. Mais je dois rattraper ensuite et mes professeurs de l’Enfant-Jésus, où je suis en immersion anglaise, m’aident beaucoup.

Et ton objectif ?

Monter sur le podium au championnat d’Europe et espérer ainsi l’an prochain, avec mon équipe Kosmic-Vortex, le KF2, soit la formule 2 du kart. Ou alors remporter le volant du RACB en monoplace…

En visant la Formule 1 ?

Comme tout pilote, je rêve bien sûr de Formule 1 ! Mais je ne me fais pas trop d’idées. Il y a tellement d’argent en jeu… Mais à défaut, je ferai tout pour obtenir mon diplôme d’ingénieur et vivre ainsi les courses dans les paddocks. Avoir été pilote sera un bel atout.

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