Y a de la « gumba » dans l’air de Bruxelles

ROBERT,FRANCOIS

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Vendredi 8 août 2008

Tranports Expérience sympathique, 100 % verte

Propre, l’engin écologique va sillonner quatre itinéraires touristiques du centre de Bruxelles, dès la fin août.

Le gumba se situe quelque part entre le tuk-tuk thaïlandais (en moins polluant) et le rickshaw (pousse-pousse) indien. Mais il est bruxellois. Et vert ! L’engin se veut en outre drôle et ludique. Il avance à la force du mollet couplé à l’énergie électrique. Mais il coûte cher (8.000 euros) et on ne compte pour l’instant que dix exemplaires. Il sillonnera dès la fin août quelques artères clé dans le centre de Bruxelles suivant des itinéraires prédéfinis. Enfin, il portera l’Iris de la Région bruxelloise.

Petit rayon de soleil en ces temps difficiles. La Région bruxelloise (son ministre-président Charles Picqué) a décidé de donner un coup de pouce à une idée bien sympathique. La société GreenD (à qui l’on doit déjà les cendriers écologiques) veut lancer les « gumba » (pour « green urban mobile advertising ») dans le centre de Bruxelles. Le concept très urbain et dans l’air du temps qui écorne un peu le monde du taxi. Il s’agit de créer des navettes sur quatre itinéraires dans des endroits touristiques ou très fréquentés de Bruxelles. Gumba n’est pas inédit à Bruxelles. Il y a quelques années, on a vu des rickshaws dans le centre et plusieurs initiatives de transport alternatif ont vu le jour depuis. Le quidam hèle le « gumba driver » sur une partie du tronçon. La balade est gratuite, payée par la pub. La Région participe en apposant son logo (l’Iris) sur l’engin. La palette des clients est large : cela va du citoyen « responsable » qui cherche un mode de transport écologique, de l’adepte de la balade « fun » au touriste qui cherche un moment sympa ou à l’automobiliste pressé de retrouver sa voiture en se faufilant dans la circulation.

Le triporteur est 100 % écologique. Il ne part pas de nulle part. Dans plusieurs grandes villes européennes, l’expérience a fait ses preuves. À Berlin, il y en a une cinquantaine (mais là, le service est payant). Les quatre itinéraires bruxellois visitent le mont des Arts, Saint-Géry, Flagey et la Toison d’Or.

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