Le vin de Lustin est servi
PIRLOT,RONALD
Page 10
Samedi 9 août 2008
Profondeville Bientôt 6.000 plants de vignes en coteaux de Meuse
Confortablement installée sur le perron de son imposante bâtisse qui domine la Meuse, la maîtresse de maison, par ailleurs maître de chais, relate son histoire débutée en 2001 et qui vient de l’amener à recevoir l’AOC Côtes de Sambre et Meuse.
« Las des trépidations d’une vie professionnelle harassante menée à Eindhoven, nous cherchions, avec mon mari, un endroit alliant verdure et tranquillité ». Par le hasard d’une escapade touristique, elle découvre la mise en vente de cette imposante bâtisse de style normand surplombant un terrain d’un hectare. Le coup de foudre est immédiat.
L’aventure viticole à caractère familiale débute aussitôt. Etude de sols, ensoleillement, degré d’exposition… Rien n’est laissé au hasard par ce couple dont l’engouement se montre à la mesure de leur exigence.
« Nous avons planté en contrebas 2.500 plants déclinés en sept cépages, à savoir quatre blancs (Müller-Thurgau, pinot gris, auxerrois et chardonnay) et trois rouges (pinot noir, cabernet et acolon). Nous avons récolté, tous cépages confondus, 1.200 litres de vin en 2006 et 3.000 litres en 2007 ». Des vins au caractère déjà bien affirmé, que la maîtresse de maison conditionne elle-même en vue de les vendre aux restaurants locaux et aux particuliers. Et les hectolitres devraient s’accumuler dans les années à venir. Plus de 2.000 plants se sont ajoutés à Burnot en collaboration avec le collège du Sacré-Cœur et 1.650 aux abords de la criée de Wépion. Avant, peut-être, l’aménagement d’un vignoble de cinq hectares sur les hauteurs de Profondeville ? Un projet au service d’une seule et unique cause : « le plaisir du vin et le plaisir de partager cette passion avec les gens au sein du vignoble ou dans notre cave ». Un « Bon Baron » au service du « monarque des liquides » comme aimait à qualifier le vin le célèbre gastronome français du XVIIIe siècle, Brillat-Savarin. Quoi de plus normal, en somme.
