Le procès Habran s’ouvre à Liège

n.c.

Mercredi 3 septembre 2008

Le procès de Marcel Habran et consorts a débuté mercredi matin avec une heure de retard devant la cour d’assises de Liège. Quelque 240 candidats jurés ont été convoqués pour participer à la constitution du jury. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été déployées pour sécuriser l’ensemble du Palais de justice.

Les premiers accusés sont arrivés vers 8h30 au palais de justice de Liège, encadrés par des services spécialisés de la police fédérale et véhiculés dans des voitures blindées. Tous ces accusés étaient munis de gilets pare-balle, de menottes et de lunette anti-vision lors de leur déplacement.

Les personnes qui ont pénétré dans le palais de justice ont toutes été soumises à un contrôle d’identité.

Plusieurs portiques de sécurité ont été installés à l’étage dans les entrées menant directement à la cour d’assises.

Les candidats jurés ont été soumis aux mêmes conditions d’accueil.

C’est la raison pour laquelle la procédure de constitution du jury n’a débuté réellement que vers 10h. Les jurés se sont présentés dans la salle d’audience en plusieurs groupes, la salle étant trop petite pour contenir l’ensemble des personnes convoquées.

Avant le début de cette procédure, les différents accusés ont pris place dans les box spécifiquement aménagés dans le fond de la salle.

Claude Kremer, Eric Weyns, Marcel Habran, Jean-Marie Geerts et Tony Samardzic ont pris place, de gauche à droite, au premier rang. Thierry Daelem, Joël Schraenen, Pépé Rosato, Anour Bennane et Stefan Lewus se sont assis au second rang. Comme prévu, Jean Renson est absent pour cause de maladie, tandis que Vincent Buret est en cavale. Le président a prononcé un arrêt ordonnant qu’il soit jugé par défaut.

Weyns, Samarzdic et Geerts ont demandé au président de ne pas être reconnus sur les différentes images prises par la presse dans la salle d’audience.

Plusieurs avocats de la défense se sont manifestés et ont regretté la mauvaise disposition et l’exiguïté des lieux. Me Marc Uyttendaele et Me Jean-Philippe Mayence ont pour leur part regretté de ne pouvoir facilement communiquer avec leurs clients, une « vitre de protection » en PVC les empêchant disent-ils de parler avec les accusés ou de leur transmettre des documents.

Plusieurs des accusés qui souhaitent prendre des notes durant le procès en sont dans l’impossibilité. Enfin, malgré l’installation d’une sonorisation performante, les avocats préfèrent ignorer l’utilisation des micros et l’acoustique pose déjà des problèmes.

Le jury ne devrait être définitivement constitué qu’en cours d’après-midi. La lecture de l’acte d’accusation de 130 pages de l’avocat général Michel Yernaux ne devrait débuter que durant la journée de jeudi.

On a également appris que plusieurs avocats ont rédigé des actes de défense qui devront être lus. Me Mayence, avocat de Bennane, a par exemple rédigé un acte de défense de 206 pages. L’ensemble de ces lectures se prolongera au moins jusqu’en fin de semaine. On sait aussi que la cour ne siégera pas vendredi après-midi en raison de l’indisponibilité d’un des magistrats.

Finalement, ce sont 626 témoins qui devront être entendus au cours du procès. Selon les dernières prévisions, le premier de ces témoins ne sera pas entendu avant mardi.

(belga)

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