Une baisse de 10,93 % pour Fortis
n.c.
Mardi 16 septembre 2008
Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis a perdu jusqu’à 20 % de sa valeur ce mardi à la Bourse d’Amsterdam. A la clôture, l’action avait chuté de 10,93 % dans le contexte de débâcle financière qui plombe actuellement l’ensemble des places boursières. Fortis dément les rumeurs d’une augmentation de capital.
Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis a fini la journée en baisse de 10,93 % à 7,43 euros mardi à la Bourse d’Amsterdam, après avoir perdu brièvement plus de 20 % en début d’après-midi, alors que l’indice des principales valeurs AEX a clôturé en baisse de 3,59 %.
Fortis avait révélé lundi une estimation de son exposition directe à un risque de défaillance de Lehman Brothers, soit 137 millions d’euros en obligations et 270 millions d’euros en transactions « repo », ces dernières étant « assorties de garanties de qualité, indépendantes de Lehman Brothers », selon le groupe.
Le titre avait pendant un court instant perdu plus de 20 % mardi en début d’après-midi, ce qui en fait selon l’analyste de la banque ING Paul Vrouwens le groupe le plus malmené en Bourse du Benelux par la crise ouverte par la quasi-faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers.
Selon l’analyste, cette forte baisse s’explique surtout par le fait que les investisseurs se ruent sur des entreprises possédant un capital important.
« Ceci n’est pas le cas de Fortis, c’est une tendance générale », a-t-il expliqué. Fortis avait déjà connu de fortes chutes de son cours en juillet après l’annonce d’un plan de solvabilité et de recapitalisation le 26 juin. Le titre avait perdu 19 % en une seule journée.
Ce plan avait déchaîné la colère des actionnaires, furieux de n’avoir pas été prévenus ni de l’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros annoncée ce jour-là par la direction, ni du non-paiement d’un dividende intérimaire permettant au groupe de récupérer 1,3 milliard d’euros, parmi d’autres mesures destinées à dégager 8 milliards d’euros.
Le groupe avait finalement annoncé le départ de son directeur exécutif Jean-Paul Votron en juillet afin de répondre aux critiques.
« Fortis est, selon les marchés, l’un de groupes sans capital vraiment abondant », a ajouté M. Vrouwens.
Selon lui, l’exposition de Fortis en cas de défaillance de Lehman Brothers, qui s’élève à 137 millions d’euros en obligations, n’est pas inquiétante.
« Toutes ces expositions vont se traduire par des pertes : la différence sera si le groupe a un capital de soutien adéquat ou non ».
(d’après AFP)
