TEC : Mariembourg reprend samedi, le BW perturbé
n.c.
Vendredi 19 septembre 2008
Le dépôt de Mariembourg a de nouveau débrayé ce vendredi. En cause, le bras de fer entre direction et syndicats sur un renfort du personnel. Les employés reprendront le travail samedi. Par ailleurs, un mouvement de grève au dépôt de Lasne et Nivelles faisant suite à un contrôle d’alcoolémie, perturbe le trafic en Brabant wallon.
Les employés du TEC Mariembourg reprendront le travail samedi. Ils n’excluent pas de nouvelles actions à l’issue d’une commission de service qui se déroulera le lundi 22 septembre à 14h00. Si les actions ont lieu, le personnel souhaite qu’elles n’aient pas de conséquences négatives pour les usagers.
Les employés du dépôt TEC de Mariembourg ont débrayé vendredi durant toute la journée. Les bus circulant sur la ligne 56, les 2 lignes 60, les 2 lignes 56B et la ligne 59 sont donc restés à l’arrêt. Cette grève a été décidée lors d’une assemblée syndicale qui s’est tenue jeudi à 20h00. Celle-ci faisait suite à une réaction de la direction du TEC Namur-Luxembourg plus tôt dans la journée, relative à des propositions concrètes formulées par le personnel et visant à améliorer ses conditions de travail. Le personnel demandait une révision des horaires et des effectifs supplémentaires.
La direction du TEC Namur-Luxembourg a estimé que les propositions formulées par les syndicats lundi, à la suite d’une grève sauvage, étaient moins intéressantes que la sienne au niveau des repos, qui étaient moins bien répartis, ainsi qu’au niveau financier. La grève de lundi faisait suite à l’annonce, le jour même, du report d’une refonte des horaires de la ligne 56 Namur-Couvin. Alors que celle-ci devait avoir lieu le 1er novembre, elle avait été postposée au 1er janvier. Le personnel évoquait une ligne particulièrement difficile, des bus souvent bondés et un temps de battement réduit entre les trajets.
Les dépôts TEC de Nivelles et Lasne, en Brabant wallon, sont à l’arrêt depuis ce vendredi matin. Les chauffeurs protestent contre la manière dont s’est déroulée jeudi soir à Braine-l’Alleud un contrôle d’alcoolémie pratiqué sur un chauffeur. Le résultat était négatif, l’histoire étant partie d’un malentendu. Pour les chauffeurs en colère, les contrôleurs du TEC auraient pu mener l’opération de manière plus discrète, et s’excuser lorsque le malentendu a été dissipé. Les représentants du personnel en discutent vendredi matin à Wavre avec la direction. Mais les deux dépôts devraient rester à l’arrêt toute la journée.
Les perturbations touchent donc principalement les lignes TEC de l’Ouest du Brabant wallon pour le dépôt de Nivelles, et les lignes 36 (vers Lasne) et W (vers Bruxelles) pour le dépôt de Lasne. Les bus qui étaient sortis du dépôt de Nivelles vendredi matin sont rentrés en début de matinée. L’arrêt de travail devrait se prolonger toute la journée.
L’incident de jeudi s’est produit sur la ligne W, qui relie Braine-l’Alleud à Bruxelles. D’après les chauffeurs, leur collègue a trouvé une bouteille vide qui roulait dans son bus, et il l’a placée dans l’espace de conduite pour éviter qu’elle se brise. Il a ensuite pris en charge des élèves du Collège Cardinal Mercier (Braine-l’Alleud), qui ont aperçu la bouteille et demandé au chauffeur s’il l’avait bue.
« C’est un homme qui aime plaisanter, il a répondu qu’il l’avait bue en les attendant. Puis devant la réaction de certains enfants, il a précisé que c’était une blague », racontent ses collègues. Mais des jeunes avaient prévenu leurs parents par GSM, lesquels ont appelé le dépôt TEC de Nivelles et la police.
Le dépôt TEC a envoyé des contrôleurs sur place. Ils ont rattrapé le bus et l’ont escorté jusqu’au parking situé devant le collège Cardinal Mercier. Là, plusieurs véhicules de la police attendaient, et le conducteur du bus s’est prêté à un alcootest. Il a ensuite pu reprendre son service.
Ce n’est pas tant aux policiers qui ont fait leur mission qu’aux contrôleurs des TEC que les chauffeurs en veulent. « Ils sont habilités à procéder à ce genre de controle, la police n’était pas nécessaire. Et surtout, ils auraient pu le faire de manière discrète au lieu de demander au chauffeur de se ranger devant l’école, où les enfants et les parents attendaient », indiquent les protestataires.
Les délégués du personnel rencontraient vendredi matin à Wavre la direction du TEC Brabant wallon pour évoquer l’incident. Ils devraient faire rapport aux chauffeurs en fin de matinée.
(belga)
