Coupe Davis : Nadal propulse l'Espagne en finale

n.c.

Dimanche 21 septembre 2008

L'Espagne s'est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis en battant les Etats-Unis 4 à 1 en demi-finale, après les victoires de Rafael Nadal contre Andy Roddick (6-4, 6-0, 6-4) et de Feliciano Lopez contre Sam Querrey 7-6 (7/3), 7-6 (7/4), dimanche, à Madrid sur terre battue.

Le N.1 mondial Rafael Nadal a propulsé l'Espagne en finale de la Coupe Davis, en donnant à son équipe le point décisif face aux USA grâce à sa victoire sur le n°8 mondial Andy Roddick (6-4, 6-0, 6-4), dimanche à Madrid, sur terre battue.

L’Espagne, qui élimine ainsi les Etats-Unis, tenants du titre, disputera la finale contre le vainqueur de l’autre demi-finale qui oppose l’Argentine à la Russie, menée 2-1 avant les deux derniers simples disputés dimanche à Buenos Aires.

La machine Nadal n’a pas trop eu à s’employer pour balayer Roddick en trois petits sets, sur la terre battue des arènes de Madrid et devant son public.

L’Espagnol a imposé sa puissance sur l’Américain, qui, après un premier set honorable perdu 6-4, a été peu à peu débordé dans tous les compartiments du jeu, sombrant dans le 2e set (6-0) face aux accélérations fulgurantes de Nadal.

Roddick a bien essayé de prendre le numéro un mondial à la gorge, montant à la volée sur son puissant – mais irrégulier – premier service.

Mais l’Espagnol lui renvoyait bien la balle dans les jambes, l’empêchant de claquer ses volées, ou le débordait après de longs échanges en fond de court avec ses imparables passing-shots croisés ou décroisés le long de la ligne.

« To-re-ro ! »

Roddick s’est bien repris dans le 3e set, sauvant même cinq balles de match alors qu’il était mené 5-3 sur son service. Mais Nadal a porté l’estocade sur son service remporté sur un jeu blanc (6-4).

Symbole de son impuissance, l’Américain n’a pu concrétiser aucune des sept balles de break qu’il a eues pendant la rencontre.

Les Espagnols ont porté leur champion en triomphe sur leurs épaules, tandis que les 20.000 spectateurs l’ovationnaient aux cris de « to-re-ro ! to-re-ro ! », comme un dimanche de corrida.

« J’ai joué quelques bons points, mais Nadal est le meilleur joueur de terre battue de tous les temps alors que je ne suis pas un joueur de terre. Et quand il joue comme cela, il n’y a rien à faire », a commenté Roddick.

« Il ne pouvait pas y avoir de situation plus difficile : jouer à l’extérieur, contre Nadal, sur terre et avec ce public », a ajouté l’Américain, qui avait perdu vendredi son premier simple contre David Ferrer en cinq sets.

Rafael Nadal n’a pas souhaité donner de conférence de presse juste après son match, faisant savoir qu’il ne parlerait qu’après le dernier simple et avec le reste de l’équipe d’Espagne, car il ne voulait pas s’approprier cette victoire. Il a juste expliqué à la télévision espagnole qu’il souffrait d’une contracture à une cuisse et qu’il avait hésité à disputer la rencontre, mais qu’un scanner avait montré samedi que la blessure n’était pas grave.

Avec sa qualification contre les Etats-Unis, l’Espagne se place en position de remporter la 3e Coupe Davis de son histoire, après sa victoire de 2000, puis celle de 2004, avec un Nadal alors encore presque débutant.

(D’après AFP)

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