Wijmeersch accuse Roelandt de pratiques de dopage
n.c.
Jeudi 25 septembre 2008
L'ancien athlète belge Eric Wijmeersch a accusé jeudi son compatriote Renno Roelandt, actuellement vice-président du COIB et membre de l'Agence Mondiale Antidopage, de l'avoir poussé à se doper en 1998.
Le docteur Renno Roelandt, bien connu dans le monde sportif en tant que vice-président du COIB et membre de l’Association Mondiale Antidopage (AMA), est accusé par l’athlète Erik Wijmeersch de lui avoir conseillé de prendre des hormones de croissance en 1998. C’est ce que le sprinter de 38 ans a déclaré jeudi en conférence de presse lors de laquelle il a annoncé la fin de sa carrière sportive.
« Cela s’est passé après les championnats d’Europe de 1998 à Budapest. Nous étions dans ma chambre d’hôtel. Renno, à ce moment président de la commission antidopage de la Communauté flamande, m’a conseillé de prendre des hormones de croissance. Il m’a dit : “si j’étais toi, j’essaierais vraiment. C’est indécelable et tu seras plus rapide’. J’ai suivi son conseil. Entre fin 1998 et début 2001, je me suis dopé », a déclaré Wijmeersch.
« Cette révélation n’a rien à voir avec un règlement de compte. Je le fais pour dénoncer l’hypocrisie qui règne dans le sport belge », selon Wijmeersch, qui publiera un livre le mois prochain dans lequel il décrira encore d’autres révélations.
Wijmeersch, qui a annoncé la fin de sa carrière sportive jeudi au cours de ce même point presse, était un spécialiste du 100 m, plusieurs fois champion de Belgique. Suspecté à deux reprises de pratiques dopantes durant sa carrière, il n’avait jamais été convaincu officiellement.
Renno Roelandt, vice-président du Comité Olympique Interfédéral Belge (COIB) et membre de l’Association Mondiale Antidopage (AMA), a admis dans une réaction à l’agence Belga qu’il avait parlé d’hormones de croissance avec le sprinter Erik Wijmeersch en 1998, mais il a ajouté qu’il n’a jamais administré, fourni ou prescrit de produits interdits.
« J’ai en effet parlé d’hormones de croissance avec le sprinter Erik Wijmeersch, comme il l’a prétendu cet après-midi », a déclaré Roelandt dans un communiqué. « Cela s’est passé à une époque et dans un contexte où beaucoup de choses étranges se produisaient et où l’athlétisme belge ne jouait aucun rôle au niveau mondial. Mais je n’ai jamais injecté, administré ou fourni d’hormones de croissance ou n’importe quel autre produit interdit à des athlètes, ni prescrit de produits interdits. Ceci est l’unique réaction que je donnerai dans cette affaire. Merci de respecter cela », a conclu Roelandt.
(Belga, AFP)

