Dallons dépense au frais du CPAS

ALBIN,DIDIER

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Samedi 27 septembre 2008

Charleroi Contre l’avis du mayeur

Bernard Dallons, échevin et président du CPAS, s’est octroyé une Audi A6 et a fait payer par l’institution son écharpe officielle.

Un mandataire qui s’offre une luxueuse berline dans une ville où les missions de service public ne sont parfois plus assurées : c’est à Charleroi que ça se passe, en dépit de l’interdiction du bourgmestre Jean-Jacques Viseur (CDH) d’affecter le moindre euro à l’achat de véhicules somptuaires.

Faisant fi de la consigne mayorale, un membre du collège communal a trouvé le moyen de remplacer la voiture mise à disposition par la commune. Mais il l’a fait sur le compte du CPAS. Ce membre du collège, c’est le président du CPAS lui-même, Bernard Dallons (PS), qui est en charge des compétences de l’Action sociale et la Santé. Il vient d’acquérir une Audi A6 neuve sur le budget de son institution.

Dire que l’affaire agite le Landerneau serait en dessous de la réalité ; elle donne lieu à de véritables déchirements. Au collège, des camarades lui reprochent d’avoir commis un acte indigne de la fonction qu’il occupe, selon nos informations. Nous avons en vain cherché à le joindre pour obtenir des explications.

Lors de son recrutement en 2007, Bernard Dallons s’était vu attribuer une Toyota. Il était convenu que, comme l’ensemble de ses collègues, il l’utilise pour ses missions communales. Le véhicule vient de passer aux mains de son secrétaire de cabinet. L’Audi sera affectée à sa fonction.

L’affaire de la berline n’est pas le seul écart politique à l’actif de Bernard Dallons. Pour l’achat d’une écharpe comme s’en parent les édiles lors des cérémonies, il avait déjà recouru aux moyens du CPAS pour ne pas engager une dépense personnelle. Là encore, la consigne du maïeur était claire : l’investissement de 300 euros environ devait être consenti par chacun de ceux et celles qui souhaitaient le supporter, pas par la Ville. Pour Dallons, c’est le budget du CPAS qui est intervenu.

L’affaire passe d’autant plus mal que la situation sociale à Charleroi ne s’améliore pas : au 31 juillet, 3.790 bénéficiaires du revenu d’intégration ont encore été recensés. Et il va falloir assurer l’accueil de nuit et de jour de ceux qui resteront sur le trottoir.

Pas de résultats.