Libre entre ciel et terre
WYNANTS,JEAN-MARIE
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Mercredi 1er octobre 2008
Scènes « La confidence des oiseaux » au Théâtre 140
On connaît les impressionnants spectacles de fauconnerie présentés en plein air avec des rapaces. Luc Petton est parti dans une autre direction. « Evidemment, c’est plus flatteur de travailler avec un aigle qu’avec un étourneau ou une pie. Mais je voulais des oiseaux de notre quotidien. J’aime réinterroger l’exotisme du très proche. Pour le spectacle, il n’y ac pas de dressage mais une complicité totale entre danseurs et volatiles. Pour cela, on les élève dès la sortie de l’œuf. Un grand attachement naît ainsi entre l’homme et l’animal. Ensuite, en fonction des relations entre eux, je crée la chorégraphie. »
Pour réussir un tel spectacle, il fallait des danseurs ouverts à ce type d’expérience. « Ils ont tous voulu jouer le jeu à fond. Ils participent à l’élevage quotidien des oiseaux, sont très à l’écoute les uns des autres. Si le danseur programme quelque chose que l’oiseau n’a pas senti, cela peut déraper. La danse, c’est le mouvement et ça appartient autant aux oiseaux qu’aux hommes. »
Entre les hommes aux corps bariolés de peintures primitives et les oiseaux s’appropriant le plateau en toute liberté, un univers se crée : « L’oiseau est fragile. Dans nos villes, il absorbe la pollution. Il est aussi, un peu, le cousin du danseur car il n’existe que par la force de ses mouvements. Tous deux sont voués à l’éternel présent. C’est ce qui fait leur humanité. »
