Nouveau départ pour Droixhe

MATRICHE,JOEL

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Samedi 4 octobre 2008

Liège Vers un partenariat entre public et privé

La cité sociale change de propriétaire. Premières démolitions en novembre. Puis soumissions, négociations et reconstructions.

Aujourd’hui, de par sa configuration et la présence d’une population majoritairement inactive et précarisée, Droixhe présente une image de ghetto », rappelle Maggy Yerna, échevine liégeoise du Logement. Une façon de dire qu’il devrait en aller autrement demain.

C’est pour rendre possible ce changement que vendredi, la Maison liégeoise, opérateur historique de la plaine de Droixhe, en a officiellement transféré le droit de propriété à une Filiale immobilière autonome spécialement créée. Le but de ce bail emphytéotique ? Concéder à un seul acteur la coordination des futurs aménagements de la cité sociale et surtout, bénéficier – lors des reconstructions – d’un taux réduit de TVA : 6 % au lieu de 21 %.

« Les principaux obstacles sont désormais levés, nous allons pouvoir passer à la phase opérationnelle du projet », a poursuivi l’échevine. À commencer par la démolition de deux des cinq tours Croix-Rouge, chantier de 1.300.000 euros qui devrait débuter début novembre et s’achever neuf mois plus tard. D’autres immeubles, dits Michat et Chenaye, devraient, à partir de 2009, subir l’assaut des pelleteuses : « Les faire imploser n’était pas possible car l’habitat est trop dense. »

Dans le même temps, la filiale devrait autoriser la construction des premiers immeubles publics et d’une maison de repos avenue de la Croix-Rouge. Surtout, un appel d’offres sera lancé, à destination de partenaires privés cette fois, afin de compléter l’aménagement de la plaine.

198 millions d’euros

Maître mot de cette restructuration : mi-xi-té. Mixité de l’habitat d’abord, avec du locatif et de l’acquisitif, du social et du moyen de gamme ; mixité générationnelle ensuite puisqu’une résidence services et une maison de repos seront intégrées au site ; mixité des fonctions enfin puisqu’on devrait retrouver ces bureaux, commerces et petites entreprises qui manquaient cruellement au quartier. Pour un total de 1.481 logements, dont 867 seront gérés par la Maison liégeoise et le solde (614) par les investisseurs privés.

Le montant du projet est évidemment à la hauteur des tergiversations passées et des ambitions futures : aux 52 millions d’euros qui ont déjà été investis par les pouvoirs publics, s’ajouteront 25 autres millions également pris en charge par le public et 27,7 millions correspondant à la reprise par la filiale des soldes restant dus liés à la construction du site. Le(s) partenaire(s) privés seront, eux, mis à contribution pour environ 95 millions d’euros. Soit un total de 198,7 millions.

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