Sébastien Loeb affole les statistiques
WILMOTTE,THIERRY
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Mardi 7 octobre 2008
WRC Le Français pourrait être sacré en Corse
Comment ne pas s’extasier devant ses 45 victoires acquises en six saisons complètes à peine (et en 110 départs) au plus haut niveau lorsqu’on analyse le tableau de chasse de ses prestigieux prédécesseurs ? Pensez donc : le compteur de Marcus Grönholm s’est figé à 30 succès pour 26 à Carlos Sainz, 25 à Colin McRae, 24 à Tommi Mäkinen ou 23 à Juha Kankkunen.
Ces deux derniers partagent avec le Français le privilège d’avoir accroché quatre couronnes mondiales à leur palmarès. Plus pour longtemps : dès dimanche prochain en Corse, Sébastien Loeb pourrait bien devenir le premier quintuple champion du monde de la spécialité, en cultivant seul le privilège d’avoir décroché ses cinq titres consécutivement. On vous le dit : un phénomène ce Loeb…
Qui continue à savourer son bonheur avec saveur, même face à ceux qui lui attribuent certaines « victoires faciles ». « Moi je n’en ai pas marre de gagner, sourit-il, sans aucune arrogance. Bien sûr, je m’amusais mieux les saisons précédentes, face à Marcus (Grönholm). Nous avons eu quelques fameux duels. Mais comme je n’aime pas perdre non plus, ma situation actuelle n’est vraiment pas faite pour me déplaire. Cela dit, il faut tout de même préciser que je ne me suis pas baladé ce week-end en Espagne. J’ai roulé à fond pour signer tous les scratchs du premier jour. J’ai creusé l’écart avec mes adversaires – à commencer par Dani (Sordo) qui voulait vraiment gagner chez lui – seconde par seconde. J’aime bien ce type de scénario : quand j’attaque à fond les deux premiers jours, et que j’assure dans l’ultime étape. Cela me permet de rouler sans stress. »
Et de rester clairvoyant. Ainsi, plutôt que de succomber à la frénésie de ses compatriotes qui le voient déjà sacré à la fin de cette semaine sur l’île de Beauté – pour qu’il en aille ainsi, il devrait gagner et espérer qu’Hirvonen ne fasse pas mieux que 7e, ou finir 2e alors que le Finlandais ne marque pas le moindre point –, il garde son côté analytique très pointu : « Il sera plus difficile de distancer les Ford, dit-il. On l’a bien senti à partir du deuxième jour. Ils ont trouvé les bons réglages et ont retrouvé leur feeling sur asphalte. Il faut s’attendre à un rallye très serré. »
Et de conclure, en filigrane des propos très enthousiastes tenus par François Duval au terme du rallye d’Espagne : « François a fait un beau parcours ici. S’il y en a un qui peut me battre en Corse, c’est bien lui ! »
Sébastien Loeb battu, « chez lui », par le Namurois ? À la lecture du palmarès de l’Alsacien, qui oserait y croire ?
