110 000 € pour « Amsterdam » de Brel

n.c.

Mercredi 8 octobre 2008

Manuscrits et objets personnels de Jacques Brel, mort il y a trente ans, ont été dispersés mercredi après-midi chez Sotheby’s à Paris, au cours d’une vente où le manuscrit de la chanson « Amsterdam » est notamment parti à près de 110.000 euros.

Manuscrits et objets personnels de Jacques Brel, mort il y a trente ans, ont été dispersés mercredi après-midi chez Sotheby’s à Paris, au cours d’une vente où le manuscrit de la chanson « Amsterdam » est notamment parti à près de 110.000 euros, a constaté l’AFP.

Au total, 95 lots réunissant de nombreux manuscrits de chansons, des disques, des photographies, des guitares ayant appartenu au chanteur, ont atteint 1,27 million d’euros (frais compris), contre une estimation initiale de 340.000 à 470.000 euros.

Le clou des enchères, un cahier à spirales contenant les paroles manuscrites de la chanson « Amsterdam », a été achetée au téléphone 108.750 euros (frais compris) par un collectionneur belge, doublant son estimation initiale.

Dans une salle comble où avaient pris place plus de 200 personnes, dont de nombreux curieux et fans de l’artiste, souvent âgés, les manuscrits des chansons les plus célèbres se sont âprement disputés.

Le cahier portant les paroles, écrites à la main, de « Mathilde », a presque quintuplé son estimation de départ à 72.550 euros, « La chanson de Jacky » à 31.950 euros, « Au suivant » à 18.750 euros.

Le manuscrit de la comédie musicale « L’Homme de la Mancha » a été préempté par la Bibliothèque nationale de France, à 23.550 euros.

Une guitare utilisée par Brel à ses débuts a été préemptée par la Cité de la musique à 18.750 euros.

La vente, issue d’une « collection particulière », a été dénoncée par la veuve du chanteur, Thérèse, dite « Miche » qui, selon la radio France Info, avait proposé avant la vente 175.000 euros pour racheter la collection.

« C’est un patrimoine, on ne vend pas ça. C’est dommage et un peu honteux », a-t-elle affirmé à la radio mercredi.

Anne Evrard, une quadragénaire venue spécialement d’Amiens (nord), faisait part de sentiments partagés, trouvant la vente à la fois « émouvante et honteuse ». « Cela ne correspond pas du tout au personnage de Brel, j’aurais voulu que tout cela aille à la fondation Jacques Brel », a-t-elle confié.

Un galeriste de Paris, Jacques de Vos, « belge et ayant connu Brel », qui aurait voulu avoir les trois guitares mises en vente, est reparti avec une guitare (7.500 euros). Il veut l’exposer en Belgique au jour anniversaire du dernier concert de Brel à l’Olympia (le 1er novembre 1966).

Certains admirateurs plus modestes regrettaient de ne pouvoir enchérir. Comme Stéphane Hauchemaille, un quadragénaire de Paris, persuadé dès le début de la vente que les prix seraient « bien au-dessus de ses moyens ».

(AFP)

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