Ikea : on prépare le terrain

SAINTGHISLAIN,VALERY

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Jeudi 9 octobre 2008

Mons La Ville évoque ouvertement la venue du géant suédois

L’enseigne confirme son intérêt pour les Grands Prés. La Ville fait tout pour résoudre les problèmes de mobilité.

La Ville de Mons évoque avec de moins en moins de retenue la venue de la multinationale du meuble en kit sur le site des Grands Prés. Lundi soir au conseil communal, l’enseigne a ainsi été citée à de nombreuses reprises au travers de deux points inscrits à l’ordre du jour.

D’un côté, il s’agissait de l’aliénation d’une parcelle de terrain communal située sur les Grands Prés et indispensable à l’arrivée d’un magasin Ikea. Il a été décidé que ce morceau de 14 ares 89 centiares serait revendu au promoteur Foruminvest, actuellement en négociation avec le géant nordique. La transaction porte sur un montant de 20 euros le m2. François Collette (Ecolo) aurait cependant préféré que la Ville traite elle-même avec les Suédois à un prix plus conforme au marché. « Notre intention n’est pas de faire des affaires, mais de mettre Foruminvest dans la meilleure position possible pour négocier », a répliqué Richard Biefnot (PS), l’échevin du développement territorial. « Si Ikea venait à Mons, 400 emplois seraient dans la balance », a rappelé pour sa part Elio Di Rupo. Le bourgmestre montois n’est cependant pas prêt à faire tout et n’importe quoi aux Grands Prés pour s’assurer de la venue de l’enseigne jaune et bleu. Pour « blinder » la modification du Plan communal d’aménagement des Grands Prés (imposée par l’arrivée d’un Ikea là-bas), le conseil communal de lundi soir a décidé dans sa majorité de désigner un auteur de projet. « Nous voulons savoir comment aborder et gérer les problèmes de la mobilité qui risquent de se poser là-bas si les Suédois s’y installent

finalement. La moindre des choses pour une implantation comme celle-là (30.000 m2, NDLR), c’est de se donner quelques garanties scientifiques pour l’ensemble du site. Il faut aussi tenir compte de l’afflux qui sera généré par la future gare-passerelle et les projets de logements résidentiels », a souligné Di Rupo. « Ne pourrait-on faire reposer la charge financière du coût de cette étude sur les épaules du promoteur ? », a demandé Jean-Pierre Viseur (Ecolo). « J’aime bien la liberté de celui qui paie », lui a répondu le bourgmestre.

Mercredi, chez Ikea, le porte-parole John Sandeman confirmait que la mobilité et l’accès autoroutier sont les deux (seuls) obstacles qui restent à lever pour que la construction d’un magasin puisse se concrétiser sur le site des Grands Prés idéalement avant la fin de 2010.

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