Nicolas Frutos est de retour avec ses doutes
THIRION,XAVIER
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Jeudi 9 octobre 2008
Anderlecht Il a débarqué à Bruxelles mercredi soir
« A la demande du joueur, aucune interview ne sera accordée. Des renseignements complémentaires seront fournis concernant la situation de l’attaquant le jeudi 16 octobre », avait fait savoir le Sporting dans l’après-midi via un communiqué qui en dit long sur le malaise qui règne actuellement au parc Astrid au sujet du cas Frutos.
« Tout va bien, merci d’être venu me souhaiter la bienvenue », se contentait de déclarer l’intéressé, mercredi soir, avant de monter dans la camionnette de Charly Musonda venu le chercher à l’aéroport. Le 29 juillet dernier, la veille du match aller contre Bate Borisov, Anderlecht avait décidé de laisser Nicolas Frutos retourner en Argentine pour y soigner une cheville qui le faisait trop souffrir. « Il ne reviendra que quand il sera complètement guéri et apte à jouer », assuraient alors, en chœur, la direction, le staff technique et le staff médical anderlechtois. Dix semaines plus tard, le discours est nettement moins assuré.
Nicolas Frutos est revenu à Bruxelles, mais le mystère reste entier. Est-il guéri ? A Zaventem, l’entourage du joueur se voulait subitement très optimiste, évoquant même une possible titularisation de l’Argentin mardi prochain en amical à l’Olympic de Charleroi. Mais en réalité, personne, à Anderlecht, n’ose s’avancer avant de connaître les résultats des tests médicaux que l’attaquant argentin passera dans les prochaines heures pour être ensuite réexaminé par le docteur Martens la semaine prochaine. « On saura exactement à quoi s’en tenir après tous les tests médicaux et, s’il n’est pas rétabli, il sera opéré », a déjà prévenu Herman Van Holsbeeck.
On comprend le scepticisme anderlechtois. Cet été, après une énième préparation perturbée par ses pépins physiques, Nicolas Frutos se déclarait bon pour le service. Mais, trois jours après avoir joué cinquante minutes contre Roda en match amical, il savait à peine poser son pied par terre. Cela fait trois ans que Nicolas Frutos balance entre espoir et désespoir.
