Yanina Wickmayer place la barre haut
LEONARDI,PAOLO
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Jeudi 9 octobre 2008
Carrière La nº1 belge travaillera avec Glen Schaap
Agé de 40 ans, le Néerlandais dont le meilleur classement en tant que joueur a été une 330e place mondiale, a déjà roulé sa bosse aux côtés de plusieurs joueuses, et pas n’importe lesquelles. A son tableau de chasse, on épingle ainsi Jennifer Capriati, Mirjana Lucic, Magdalena Maleeva, Tatiana Golovin, Brenda Schultz, Nadia Petrova ou encore Dinara Safina. Il a même mené ces trois dernières dans le top 10 mondial.
De sacrées références qui lui firent dire, avec une fierté toute batave, que le seul classement obtenu par Yanina l’an prochain qui le satisferait serait rien moins que… la première place mondiale.
« Je me souviens avoir fait rire un jour le management d’une joueuse dont je tairais le nom quand j’ai dit qu’elle serait un jour dans le top 10. Et pourtant, j’y suis arrivé… » L’homme, vous l’aurez compris, est donc sûr de lui. Cela se voit, cela se sent. Mais il faut lui laisser une qualité : il n’a pas arrêté de répéter combien il croyait en Wickmayer, une fille « qui a énormément de talent et dont la grande spontanéité est une qualité qui ne doit toutefois pas constituer un frein à sa carrière ».
Il raconte avoir été « touché » par l’histoire de cette fille (qui a perdu sa mère à 9 ans) avec qui il a travaillé pendant deux semaines, en Suisse (la compagne de Schaap vit à Bienne, siège de la Fédération helvétique de tennis), après l’US Open. « Sa volonté de réussir m’a épaté mais nous allons avoir besoin de temps pour mieux nous connaître, poursuit-il. Yanina doit réaliser ce qui l’attend et les sacrifices à consentir pour atteindre ses objectifs. » Glen Schaap ne s’est pas étendu sur les capacités réelles de sa nouvelle « conquête » d’entraînement. Il a toutefois pointé un changement important : elle jouera moins de tournois en 2009.
« Combien ? Cela dépendra de ses performances. J’ai un programme précis en tête mais il pourra être adapté en fonction de la rapidité de sa progression. Mais une chose est sûre : si on décide de jouer un tournoi, c’est pour le gagner. On veut battre les meilleures joueuses et viser les plus beaux trophées. » Aujourd’hui classée 65e mondiale, l’Anversoise a mis du temps à prendre une décision qui devenait urgente. Car si ses qualités, tennistiques et athlétiques, ne peuvent être mises en doute, elle a encore beaucoup de chemin à parcourir sur le plan de la compréhension du jeu. Yanina sur un court, c’est une grande frappeuse prête à mordre toutes les balles mais il convient parfois de la raisonner.
Le nouveau coach emmène dans ses bagages son propre préparateur physique, un docteur et un ostéopathe qui faisaient déjà partie de l’entourage de Yanina. « Je suis prête à entamer un nouveau chapitre de ma carrière », dit-elle en précisant qu’elle logera dans… un mobil-home lorsqu’elle s’en ira respirer l’air des alpages suisses. Pour financer un nouveau projet très ambitieux (et donc très onéreux), le clan Wickmayer va confier le volet financier à une importante boîte de management sportif américaine, très impliquée dans le tennis.
