Fortis : 3.000 emplois menacés
n.c.
Samedi 11 octobre 2008
La reprise de Fortis banque Belgique par BNP Paribas pourrait coûter jusqu’à 3.000 emplois, dont une grande partie aux sièges centraux de Bruxelles, montre une estimation faite dans la banque dont fait état ce samedi De Tijd.
"Il est trop tôt pour s'exprimer sur le sujet", a déclaré un porte-parole de Fortis, interrogé par l'agence Belga sur les conséquences éventuelles, au niveau de l'emploi, de la reprise de Fortis banque Belgique par BNP Paribas. Le journal De Tijd évoque samedi un estimation faite au sein de la banque et selon laquelle cette reprise pourrait coûter jusqu'à 3.000 emplois, dont une grande partie aux sièges centraux de Bruxelles.
"Il s'agit de spéculations", s'est contenté de déclarer le porte-parole de Fortis.
Du côté syndical, on se montre prudent vu l'absence d'informations disponibles, tout en nourrissant toutefois certaines craintes par rapport à l'emploi. "On ne doit pas faire paniquer les gens maintenant. Rien n'est fait. Mais c'est vrai que l'on redoute une concentration", explique Claude Roufosse, secrétaire fédéral Setca pour le secteur des Banques.
Selon le responsable du syndicat socialiste, une telle concentration est moins à craindre au niveau commercial, c'est à dire au niveau des agences Fortis, que dans des services qui pourraient faire double emploi, comme les bâtiments centraux ou la salle des marchés. Cette dernière met au travail 1.000 personnes à Bruxelles alors que BNP Paribas dispose déjà de salles de marché à Londres et à Paris.
Le Setca a par ailleurs précisé avoir commencé à mettre en place des structures communes avec les syndicats français CGT et CFDT afin notamment de pouvoir "s'échanger des informations".
Dans la division Merchant Banking, où les doubles emplois avec BNP sont les plus importants, quelque 1.500 emplois sont menacés. Des menaces pèsent en tout cas pour les 1.000 personnes travaillant dans la salle de marchés de Fortis à Bruxelles. BNP a en effet déjà des salles de marché à Londres et à Paris.
Dans les services centraux, de 1.500 à 2.000 emplois seraient menacés, ajoute De Tijd.
(d’après Belga)
