Petrella : les sœurs Bruni sont intervenues

n.c.

Lundi 13 octobre 2008

Carla Bruni-Sarkozy et sa sœur Valeria Bruni Tedeschi ont plaidé la cause de Marina Petrella, ancienne membre des Brigades rouges, auprès de Nicolas Sarkozy, a confirmé l’épouse du président français dans « Libération » paru lundi.

L’Elysée a annoncé dimanche que le président Sarkozy avait fait annuler, pour raison de santé, le décret d’extradition vers l’Italie de l’ex-brigadiste italienne, condamnée par la justice de son pays à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de meurtre.

Carla Bruni-Sarkozy, jointe dimanche par le quotidien « Libération », confirme avoir rendu visite mercredi dernier à Marina Petrella en compagnie de sa sœur, pour lui porter ce message : « Vous ne serez pas extradée vers l’Italie ». L’épouse du président a trouvé l’ex-activiste italienne « très affaiblie, mais très calme ».

« A la fin de notre entrevue, je lui ai demandé d’essayer de se réalimenter, au moins d’essayer de recommencer à boire », a-t-elle ajouté, se disant « contente » de la décision de l’Elysée, estimant qu’« on ne pouvait pas laisser cette femme mourir ».

De son côté, l’actrice Valeria Bruni Tedeschi a affirmé lundi avoir joué un rôle d’alerte auprès de son beau-frère. « J’ai été parmi les gens qui l’ont soutenue. Je pensais juste que c’était une chose terrible qu’elle meure, et j’ai juste essayé de donner mon avis à ma sœur, qui a donné son avis à son mari. Mais, au fond, tout ça est une décision du président de la République pour des raisons humanitaires, pour que quelqu’un ne meure pas », a-t-elle expliqué sur Europe-1.

« Je trouvais important de donner un témoignage personnel et très direct, dire comment elle allait, qu’est-ce qui se passait dans sa tête, quelles sensations j’avais et j’ai donné ces informations qui ont peut-être été un tout petit peu importantes pour qu’il (Nicolas Sarkozy) prenne la décision », a ajouté Valeria Bruni Tedeschi.

« J’ai parlé surtout cette fois-là et il a absolument écouté. Ensuite, il a rencontré à plusieurs reprises les médecins, l’avocate, il a étudié le dossier », a ajouté la réalisatrice de « Il est plus facile pour un chameau ».

Mère de deux enfants, dont la dernière est âgée de dix ans, Marina Petrella a été arrêtée fin août 2007 en France, où elle résidait depuis les années 90, se pensant protégée par l’asile de fait accordé par la France aux réfugiés italiens depuis 1981.

Le 3 juin, le Premier ministre François Fillon avait pris le décret d’extradition de l’ex-brigadiste vers l’Italie. Mais, devant la dégradation de l’état de santé de Marina Petrella depuis son arrestation, Nicolas Sarkozy avait annoncé le 10 juillet qu’il avait écrit au président italien Giorgio Napolitano et au chef du gouvernement Silvio Berlusconi pour leur demander de la gracier. Le 5 août, la cour d’appel de Versailles avait ordonné la remise en liberté de Marina Petrella pour raison de santé.

(d’après AP)

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