La pointe veut sa centrale

DE VRIESE,THIERRY

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Mardi 21 octobre 2008

Chooz Les maïeurs belges informés

La candidature de la pointe de Givet à une centrale nucléaire de troisième génération est confirmée.

Les bourgmestres des communes de Houyet, Beauraing, Doische, Gedinne, Hastière, Viroinval et Philippeville avaient rendez-vous, lundi, à Givet. Pour une visite de courtoisie ? Pas vraiment.

Les maïeurs étaient en fait conviés par le Conseil Général des Ardennes, lequel leur confirmait ainsi la bienveillance du département quant à l’hypothétique arrivée d’un réacteur nucléaire de la 3e génération.

Au début du mois de juillet, une poignée d’élus français s’étaient réunis à Charleville-Mézières. Une réunion qui avait fait pas mal de remous, côté belge. A l’origine du dossier de candidature pour accueillir cette nouvelle centrale, on trouve les quatre parlementaires UMP des Ardennes. Philipe Vuylke, le seul parlementaire socialiste, n’a pas encore adhéré à la démarche.

De nombreuses questions s’imposent. L’objectif de la réunion était-il simplement d’informer ou de convaincre les communes belges d’appuyer ce projet, en leur faisant miroiter, le cas échéant, des compensations financières non négligeable ?

« Il s’agissait purement d’une information ! », commente Bruno Buchet (PS), maïeur de Viroinval. « Après la propagation de la nouvelle, en juillet, j’avais écrit à Marc Laménie, président de la Commission locale d’information sur les activités nucléaires de Chooz, pour lui exprimer notre étonnement ».

Tous les maïeurs des communes comprises dans le périmètre de sécurité étaient présents ou représentés, ce lundi. Richard Fourneaux complétait le contingent belge invité par Benoît Huré, président du Conseil général des Ardennes, Claude Wallendorff, maire de Givet, et Bernard Dekens, président de la Communauté de communes Ardenne-Rives de Meuse.

Quatre sites en lice

Quelles sont les chances des élus de la pointe d’attirer cette installation chez eux alors que les candidats ne manquent pas ? Quatre sites français sont en lice en effet. Le lobbying va bon train. Il semblerait qu’une décision doive tomber assez vite, le début du chantier de cette centrale étant prévu pour 2012.

Des possibilités de compensations ont-elles été présentées aux maïeurs belges ? Dans ces situations, on avance évidemment force chiffres. Il semblerait donc que le chantier, qui s’étalerait sur près de 6 ans, représente une perspective d’emploi pour quelque 2.500 ouvriers. Environ 400 personnes se chargeraient ensuite de la maintenance du site. De là à laisser miroiter des espoirs très concrets, il y a un (énorme) pas, qui n’a pas été franchi.

Du côté belge, on se dit « très satisfait » de l’information délivrée. Ce qui ne préfigure en rien la nature de la position officielle des maïeurs respectifs. En outre, les attitudes seront conditionnées par la ligne de chaque parti.

Les maïeurs belges se sont aussi entendus confirmer que la recevabilité du dossier de Chooz n’est en rien conditionnée par leur bénédiction. On disait donc « information »…

Pas de résultats.