Après 45 ans, Jacques Mercier quitte la RTBF

n.c.

Mardi 4 novembre 2008

Jacques Mercier, figure incontournable de la RTBf, a annoncé mardi son départ du service public. Il a été admis à la pension le 1er novembre.

Il se consacrera désormais à sa carrière de journaliste et d’écrivain « avec une force et une énergie nouvelles ». Il ne ferme toutefois pas la porte à d’autres projets qui pourraient l’intéresser, même émanant de la radio et de la télévision publiques.

Jacques Mercier, Mouscronnois d’origine, a commencé sa carrière au sein de la RTB en 1963 en tant qu’assistant, quelques semaines avant son 20e anniversaire.

Diplômé de l’IHECS (Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales), il a hanté, 45 ans durant, les ondes et les écrans du service public.

Visage et voix emblématiques de nombreuses émissions radiophoniques et télévisées (Le Jeu des Dictionnaires, La Semaine Infernale, Bonnie&Clyde, Forts en tête à une certaine époque, etc.), Jacques Mercier se réjouit de sa nouvelle liberté.

« J’ai eu des contacts la semaine dernière avec toute la direction (de la RTBf) qui m’offrait de continuer mes émissions, mais après trois jours de réflexion au Portugal, je me suis rendu compte que ce n’était pas ça », confie-t-il. « J’ai beaucoup de projets et j’ai l’énergie pour les réaliser avec force à présent. C’est possible, mais sans la RTBf », poursuit-il, affirmant toutefois rester à l’écoute d’autres propositions, même venant de son ancien employeur. « Je suis libre et j’écoute. Je discute et j’analyse », dit simplement l’homme de médias, qui assure ne rien regretter. « Je pars sans regret, sans remords et sans rancune ».

Dans un communiqué, la RTBf a tenu à « saluer la carrière exceptionnelle d’un homme aux multiples talents ». Elle se réjouit de voir Jacques Mercier « poursuivre sa carrière de journaliste et d’écrivain tout en espérant le voir nourrir avec elle de nouveaux projets dans le domaine de l’audiovisuel ».

Jacques Mercier motive son choix par son envie « d’être son propre maître » et confie que cela n’est pas possible « quand on est dans une maison ». Il entend goûter à sa liberté nouvelle en se consacrant à l’écriture, notamment pour le théâtre. Un projet commun avec ses acolytes de toujours Philippe Geluck, Jean-Luc Fonck et Laurence Bibot doit d’ailleurs voir le jour dans un an, au Théâtre de la Toison d’Or, où Jacques Mercier foulera les planches.

Par ailleurs, il se consacre actuellement à « l’écriture d’un disque » et il planche également sur le story-board de son propre roman « L’Année Treize » (paru aux éditions Claude Lefrancq en 1998), puisqu’un « dessinateur » lui a proposé de le transposer en bande dessinée.

Des idées plein la tête, Jacques Mercier se réjouit d’entamer sa nouvelle vie, sous le regard bienveillant de ses proches. « Ma femme trouve que j’ai rajeuni de 10 ans en un week-end et mon ami Adamo estime que je le mérite », plaisante l’homme qui vient de fêter son 65e anniversaire.

belga

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