« Oui » au minaret !
DRUEZ,NICOLAS
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Mercredi 12 novembre 2008
Bastogne Le collège échevinal va en recours contre l’Urbanisme
En juin 2008, la commune de Bastogne avait rendu un avis négatif sur ce dossier. Les autorités locales voulaient bien d’une mosquée, à l’exclusion du minaret.
Motif ? Elles avaient été sensibles à une pétition signée par deux mille personnes. Les riverains estimaient la construction inadaptée – et redoutaient surtout les appels à la prière.
La communauté turque avait de son côté assuré qu’il n’y aurait pas d’appel à la prière.
La balle était, depuis, dans le camp de l’urbanisme. Le fonctionnaire a tranché : il octroie un permis pour le projet. Le minaret ne peut cependant pas avoir d’ouverture et d’escalier intérieur.
« Le fonctionnaire délégué indique que les remarques soulevées par le collège échevinal n’avaient pas un caractère urbanistique », souligne le bourgmestre, Philippe Collard (MR). Les arguments de l’urbanisme et les conditions imposées pour le minaret ne le satisfont pas. Le collège échevinal a décidé, vendredi après-midi, d’introduire un recours auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, André Antoine (CDH).
« Nous demeurons fidèles à notre ligne de conduite, indique le mayeur. Pour nous, le minaret ne doit pas être autorisé, comme nous l’avions signalé dans notre avis. D’où notre recours. »
Le recours de la commune est suspensif. La communauté turque n’a donc pas le droit de démarrer les travaux, malgré l’octroi du permis. Quant au ministre André Antoine, il n’est pas tenu par un délai pour rendre sa décision.
