Un modèle pour le tourisme
PETIT,JEAN-PHILIPPE
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Lundi 17 novembre 2008
Haute-Meuse Les dix ans d’un projet-pilote
Depuis 1998, la Maison du tourisme a su s’imposer dans le paysage. Elle prépare déjà les dix ans à venir.
Un projet-pilote qui franchit le cap des dix ans, c’est plutôt bon signe. Ça signifie que l’essai a été transformé. C’est ce qui vient d’arriver à la Maison du tourisme de la Haute-Meuse. Première de son espèce en Région wallonne, elle assure, depuis 1998, la promotion du tourisme à Dinant, Hastière, Onhaye, Anhée et Yvoir. Région où cette activité est plutôt stratégique.
Prototype à ses débuts, la Maison du tourisme de la Haute-Meuse est encore citée aujourd’hui comme modèle pour tout le secteur. Retour sur cette réussite avec Anne-Christine Otte, sa directrice.
A ses débuts, la Maison du tourisme a eu un peu de mal à s’imposer. C’est vraiment du passé ?
C’est vrai qu’il a fallu trouver une place dans le paysage touristique et sur le plan local, puisqu’il existait des syndicats d’initiative et des offices du tourisme. On a développé de vrais partenariats. On est fédérateur, mais on n’impose pas nos vues aux autres acteurs du secteur comme certains l’ont craint au début.
Quel a été l’apport majeur de la Maison du tourisme pendant ces dix ans ?
Je pense que ça a été la professionnalisation de l’accueil et de la promotion du tourisme. Et puis le fait de fédérer un territoire. Faire la promotion d’une commune ce n’est pas suffisant. Professionnaliser le tourisme, on ne le fait pas seul. On le fait avec les opérateurs qui sont devenus aussi plus professionnels.
Justement, ces opérateurs du tourisme qu’est-ce qu’ils vous disent aujourd’hui ?
Je crois que c’est positif. A la Maison du tourisme, on a créé des commissions pour discuter avec eux de nos projets et pour s’assurer que ça répond vraiment à leurs attentes. Je crois qu’on est une des seules maisons du tourisme à le faire.
Le tourisme a beaucoup évolué depuis dix ans ?
Enormément. Du seul tourisme de masse en été, on est passé à une fréquentation de courts séjours sur toutes les saisons. Et ces cours séjours économiquement sont plus porteurs qu’une simple excursion. Il y a dix ans, on recensait une vingtaine de formules d’hébergement de tourisme rural dans la région, pour plus de 120 aujourd’hui. On a la chance d’avoir beaucoup d’hébergements de qualité. 0n a un peu contribué à ce mouvement en poussant nos propriétaires à aller dans ce sens.
Est-ce qu’aujourd’hui, vous avez les moyens de fonctionner ?
On n’en a jamais assez. On a des possibilités, mais il faut qu’on aille chercher auprès de l’Europe des moyens supplémentaires pour développer de nouvelles actions. C’est le cas, notamment, de spots publicitaires qui ont été diffusés en Flandre et aux Pays-Bas ou de notre nouveau site internet (voir par ailleurs). Grâce à de nouveaux subsides de l’Europe, on va pouvoir engager un commercial qui va pouvoir aller vendre notre région ailleurs, auprès des tour-opérateurs. On veut aussi développer les échanges commerciaux via notre site internet. On veut enfin créer des événements et des animations récurrents dans nos châteaux, pour continuer à développer notre image de « vallée des forteresses et des châteaux ».